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lundi 20 août 2007

La sauce a pris


Quel régal Bologne !

Après avoir quitté nos premiers copains de route avec qui nous avons passé une excellente soirée à Pavie à refaire le monde avant même de l'avoir examiné et qui nous ont délesté de quelques livres (d'ailleurs, avis aux copains d'Ulysse : il a adoré « Le Royaume de la fantaisie » de Jeronimo Stilton, le premier livre qui pue et qui sent bon, ça devrait en convaincre quelques-uns, merci super Mymy ! Je ne vous parle pas encore de mes lectures puisque pour le moment je descends les derniers polars et best-sellers que j'avais manqués, très reposants mais pas de quoi en faire un roman), nous sommes partis pour Bologne. Le camping est beaucoup moins séduisant que le précédent, mais il est grand et pratique et a une immense piscine. Pour le moment, nous privilégions les camping, d'abord parce que le camping sauvage est interdit, mais surtout parce qu'ainsi nous nous reposons, ne nous posons aucune question, apprenons sereinement à vivre en camping-car, et les enfants profitent de la liberté qu'offrent les installations.
Cette nuit, nous avons essuyé notre première averse (j'adore cette expression ). Après nous êtres endormis avec la clim pour la première fois aussi. Certains savent combien il est bon d'entendre la pluie quand on est bien au chaud sous sa tente... ben là c'est encore mieux. Parce que le matin, après une nuit à ne pas se demander toutes les trois secondes si les sardines vont tenir, si le double-toit aussi, on n'est pas obligé de sortir dans la bouillasse pour essayer de faire chauffer une casserole mouillée sous la tente sans y mettre le feu, puis de faire boire sans qu'ils le renversent, leur petit déjeuner à des enfants surexcités par la situation, pas obligé de tout plier (et le tout en question est trempé) sous la pluie, parce qu'en plus ce ne sont pas ceux qui ont failli mettre le feu à la tente et qui ont renversé leur bol sur les duvets qui vous aident, ils sont bien au chaud dans la voiture eux... Non là la seule question à se poser le matin, en buvant tranquillement son petit déjeuner copieux au chaud et presque dans le calme (parce que qd même la cuisine et la salle à manger ne sont pas loin des chambres...) c'est « qu'est-ce qu'on fait ? ».
Nous avons décidé de ne pas nous priver de Bologne, d'enfiler nos K-Way et de prendre le bus au lieu de nos vélos (youpi!!!). Grand bien nous en a pris (on dit vraiment comme ça en Français ? Scusi, je ne sais plus) il a fait un temps idéal et surtout... quelle ville... C'est somptueux. Les rues sont pavées rouges ocres et charmantes. Les églises sont plus riches et chargées et pleines de peintures de dorures d'anges de détails insolites. Les enfants s'y tiennent d'ailleurs très bien et jouent à repérer les boîtes à reliques, les tombeaux avec ouverture, les momies et autres bondieuseries bizarroides et un peu gores bien à leur goût. Ce qui nous a frappés dans toute cette beauté, c'est la folie de l'homme et sa créativité. Ces églises pleines de trésors, mais aussi ces tours (souvent penchées) élevées par des familles rivales. Cette fontaine de Neptune un peu olé-olé, tellement qu'un temps le dieu avait été affublé d'un pantalon en bronze afin de respecter la bienséance. Cette statue du pape à laquelle on avait vite donné une crosse d'évêque afin que les ennemis ne reconnaissants pas leur cible ne la fondent pas comme les autres effigies du prélat, le rayon de soleil qui à une heure précise traverse la cathédrale dessinant une ligne qui mesure je ne sais quelle proportion absurde et passionnante (genre un 600000ième du périphérique exact de la terre) et qui dessine un coeur, promettant mariage à toute célibataire qui le voit (manque de bol ou blague de l'église : le monument est fermé à l'heure-dite). J'ai adoré une « visitation des mages » admirée à San Stefano, et je pourrais bien, pour l'avoir sous mon sapin, me faire archéologue à la manière de Rachel (« pour ramener des trésors à la maison ») Et puis j'ai été bêtement émue par les monuments aux morts : des murs entiers des portraits de ceux qui sont morts à cause de l'autre versant de la folie des hommes : leur bêtise et leur cruauté. Les listes de noms c'est déjà prenant, mais tous ces visages, ça vous remue réellement les tripes.
Nous avons parcouru des kilomètres, nous sommes aussi régalé les papilles (Nelly, le 15 est chiuso per ferie, et la médiathèque l'était aussi mais merci pour les Sette chiese que nous aurions loupé sans vous), avons même trouvé une connection internet dans une cour somptueuse et silencieuse sur la piazza majore, moment incroyable auquel nous avons vite dû mettre fin car Gaspard se baignait dans les flaques formées par les pavés, que Rachel dessinait sur le sol grâce à l'eau de ces flaques et qu'Ulysse cherchait à trucider les habituellement paisibles pigeons à l'aide de son K-Way.

Les photos sont toujours au même endroit.
Toujours en vrac.
Je vous préviens de suite : elles n'ont pas toutes un intérêt évident et culturel, mais ce blog est aussi un moyen pour nous de conserver nos souvenirs, et de montrer à certaines grand-mères que leurs petits enfants sont toujours beaux et en bonne santé, à défaut d'être toujours sages... D'ailleurs à l'heure où je vous écris, après une partie de cache-cache endiablé dans le camping-car (je vous jure que ça ne leur pose aucun pb, à nous un peu à vrai-dire), Gaspacho est couché et les grands essaient d'accrocher une immense carte de la France au plafond au dessus de leur couchette. Finalement un mélange de nos préoccupations actuelles entre la géographie, les cartes routières et les fresques de Michel Ange et autres splendeurs.

Amis sédentaires, nous pensons à vous et vous embrassons tous !

samedi 18 août 2007

Bella ciao


16 août 2007
« J'oublie toujours qu'on est autour du monde- ou au tour du monde comme le tour de France, je ne sais trop ce qu'elle entend vraiment mais c'est son expression - on se croirait presque en vacances !!! » s'est exclamée Rachel alors que nous montions courageusement à vélo vers la Sacra di San Michele. Ou plutôt pendant qu'elle admirait le paysage et cueillait des fleurs et philosophait et que ses pauvres parents et son vaillant grand-frère pédalaient ou poussaient les vélos.
Impressionnante cette Sacra. On imagine tout à fait une ambiance digne du Nom de la Rose et je peux vous dire que face à ces monuments épousant la falaise et surplombant toute la vallée, on se sent humble et un peu flageolant.
Ah oui parce que j'ai oublié de vous le dire : nous sommes en Italie !
Nous avons (enfin selon les enfants) quitté notre bonne vieille France et ce qui est bien avec l'Italie c'est qu'on n'est jamais déçus, dès les premiers mètres, on sait qu'on y est. C'est tout de même fou ce qu'une histoire, une culture, un peuple imprègne un lieu, parce qu 'une frontière c'est bien peu de chose matériellement si l'on y pense. Et encore, lorsqu'on traverse un tunnel, on a un peu une impression de transition. D'ailleurs notre poète toquée, sur la route, au milieu du tunnel du Fréjus se réjouissait déjà : « Oh ! Mais ça semble très très beau l'Italie ! ».

18 août 2007
Au programme à Pavia : visites et ballades à vélo dans une ville charmante et qui semble bien vide, fantomatique même dans certains quartiers, comme toutes les villes universitaires l'été, dégustation de glaces, de pâtes fraîches, de sauces au basilic, de laitages très lactés, de fromages, de pizza, nous mettons un point d'honneur à ne manger que des produits locaux et vous vous doutez que la cuisine italienne plaît aux enfants qui dévorent. Nous y restons une troisième nuit puisque nous avons trouvé un camping charmant qui nous ravit tous : très joli endroit, très calme et familial, avec une piscine de taille parfaite, sur une fausse plage, hier soir nous y étions seuls, à siroter, après un petit tour dans l'hydro-massage (j'en rêvais et là il me tendait les bras) notre apéro de fin de première semaine (l'enfer je vous dis). Et la particularité de ce lieu est le cours d'aquagym en milieu de journée : tout d'un coup, des bonnes-femmes affluent et sortent d'on ne sait zoù, la musique techno se met en route, à fond les ballons et pendant une heure, notre paradis désert se transforme presque en piscine d'Ibiza... stupéfiant !
Nous profitons de cette quiétude quasi parfaite pour peaufiner nos installations et nous débarrasser de quelques livres. Le Gaspacho fait du charme à toutes ces dames qu'il salue de “ciao” irrésistibles, Ulysse se fait des tonnes d'amis.
Et pour ne pas décevoir les admirateurs de notre princesse intersidérale : une petite Rachelade. J'ai la chance de n'être pas seule sur mon vélo, mais d'avoir ma fille derrière moi. Et donc l'animation sonore et les encouragements. Alors qu'elle s'étonnait d'entendre un feu tricolore sonner, je lui explique la raison de la chose, profitant comme toujours, de cette occasion pour faire une petite ouverture sur le handicap etc etc. Elle me demande alors comment font les aveugles pour se repérer dans la rue, je lui parle de mémoire et puis de leur canne blanche. Et là elle s'exclame : “Ah oui ! C'est comme les morts-vivants !” Face à mon silence interloqué (et n'oubliez pas que je pédale aussi pendant tous ces échanges surréalistes), elle précise : “Ben oui, les aveugles font avec leur canne comme les morts-vivants avec leurs mains...”. Logique.
Viva Rachel et viva Italia !

Les photos se trouvent ici

mardi 14 août 2007

Le monde des grands est bien trop petit !

13 août 2007, Villard de Lans,

Ce qui est drôle avec notre « Tour du monde », c'est qu'alors que nous avons fait nos adieux à tout le monde, alors qu'on nous a donné mille recommandations, prédit mille soucis, que le pays entier tremble parce que nous allons traverser des contrées lointaines qui semblent à tous affreusement hostiles et périlleuses et faire courir mille dangers à nos pauvres enfants innocents et fragiles, que nous risquons à la fois les enlèvements, les maladies les pires, le divorce, que tout le monde s'inquiète de notre rapatriement sanitaire et de la couleur de mon voile, notre première nuit, nous l'avons passée... à Cahors ! La seconde à Mende et la troisième à Villard de Lans.
Et le dépaysement est déjà là.
Nous nous sommes régalés à St Cirq Lapopie (poil au nez), les gorges du Tarn nous ont semblé magnifiques malgré la foule, l'arrivée à Villard de Lans par les routes de montagne splendide (et effrayante surtout pour la copilote qui, elle, est au bord du précipice – mais oui je sais bande de mauvaises langues, j'en verrai d'autres !), nous avons eu la chance de ne tomber que sur des campings familiaux, sympas et tranquilles. Bref... les vacances dans les vacances c'est pas mal !
Nous dormons tous comme des bébés, comme le dit Ulysse, on se sent finalement plus en sécurité dans le camping-car qu'à la maison, et j'avoue que malgré la nécessité de tout ranger tout le temps, vivre dans un petit espace a beaucoup de bon (et certaines reines du sacrifice et du dévouement me comprendront).
Nous profitons de cette période d'essai pour nous rôder tous, pour penser à vider la boîte à caca avant qu'elle ne déborde (je ne parle pas de Gaspard), pour nous habituer à tout bien caler sinon gare au chambardement dans les virages. Nous procédons à des aménagements, à des arrangements, et nous ne déchantons pas, bien au contraire !
L'école a commencé pour les grands, histoire de voir, de s'organiser et de pouvoir prendre le temps plus tard. Pour le moment, la maîtresse occasionnelle admire surtout la patience de ceux qui font ça tous les jours avec une classe pleine et toute la journée... L'avantage c'est que la maîtresse-buissonnière a des élèves plutôt rapides, une élève de CP qui lit comme un livre et adore travailler, et un élève de CE2 plutôt rétif quand il s'agit d'orthographe et de Français mais avec qui elle a passé le marché suivant : « si tu lis une heure de plus chaque jour, on pourra faire plus de maths d'histoire et de géo » et que de toute évidence une ou deux heures par jour suffiront largement. Pour le reste, il s'apprendra en direct. Première leçon hier pour Rachouille amie des bêtes : nous sommes installés royalement face au massif des écrins, en face de nous, dans les pâturages : un grand troupeau de belles vaches. Rachel les voyant s'écrie : « Oh oh oh regardez !!! Regardez ces... » « Mais Rachel qu'est-ce que c'est ? » « Ben je sais pas moi... ». Donc leçon n°1 : les vaches. Une heure plus tard, à table, Rachel s'écrie : « Oh les moutons sont partis ! » « Mais Rachel ce sont des vaches on t'a dit », « Oui mais des vaches qui ressemblent qd même vachement à des moutons ! »... Heureusement, elle lit très bien...
Quant à l'élève de 22 mois, sa grande soeur très raisonnable profite des trajets pour lui apprendre à chanter (le répertoire n'est pas totalement agréé par l'Education Nationale), à dessiner (le support n'est pas non plus dans le référentiel, puisqu'il s'agit essentiellement de dessin sur mains/pieds/joues) et il peaufine sa technique en rugby-course-foot-rigolade.
Point de vue aventure, Rachel est tombée la tête la première dans un ruisseau glacé, et point de vue rencontre : en faisant nos courses à Carrefour-Grenoble, je suis tombée sur ma vieille amie d'études parisiennes C, pas vue depuis 7 ans !!! Le monde est petit...
Comme on sait que toute histoire dépend surtout de la façon dont elle commence, moi je dis que celle-ci promet d'être plutôt réussie !

lundi 13 août 2007

...Télégramme...Télégramme...Télégramme...

Tout va bien. stop. Indigènes sympas. Stop. Turista presque vaincue (sauf pour le grand Toqué) poil au nez. Stop. Routes sinueuses étroites et peu fréquentées. Stop. Nourriture locale délicieuse. Stop. Animaux locaux impressionnants. Stop. Soleil parfait. Stop. Nuits fraîches. Stop. On poursuit notre route demain. Stop. Pour Grenoble. Stop.
Photos et vrais textes suivront. Stop. Bled trop paumé pour vraie connection. Stop. Plaise à dieu que ce message vous parvienne. Stop.

Bises à tous des Toqués from far away (Villard de Lans)

vendredi 10 août 2007

Nous y voilà.

L'essentiel est prêt. Les médocs, les vêtements, les livres, les outils, les papiers sont en place, reste à charger la nourriture, à faire quelques bidouilles informatiques, à récupérer un réservoir d'eau (ça "on" vient de me l'annoncer)et on pourra mettre les voiles.
On a dit au-revoir à tous les amis (la dernière vient de partir). Certains seront là pour agiter des mouchoirs demain.
Amatxi a été très forte et nous a fait un repas de rois. Mamie est là, qui a fait l'aller-retour pour l'occasion.
Les grands étaient patraques ce soir... en fait inquiets pour leurs grands-parents, surtout notre grand si sensible. Ils ont été rassurés par notre sermon version "nos enfants ne sont pas nos enfants et quand vous vous partirez etc etc etc..." Du coup, rentrés à la maison c'était l'excitation : "demain c'est le grand jour" répété en boucle. Quand ils ont entamé "Staying alive" en sautant sur les lits les autorités ont tout de même mis fin à l'agitation se rappelant intérieurement le sermon, rassurant pour nous aussi parfois : "nos enfants ne sont pas nos enfants etc etc etc...".

Mais ce qui est fou dans cette histoire, c'est que nous, on a encore une semaine en France, et un bon mois en Europe ! Et pour le moment on veut dormir, lire, dormir et dormir. Et lire. Et dormir.
Et demain soir, si tout va bien, nous serons probablement... du côté d'Agen !

Bonne nuit à tous... Jour J, nous voilà !

mardi 7 août 2007

J-3



Bon.
Il nous reste juste un milliard de choses à faire.
Les enfants ont décidé de tester nos compétences de voyageurs et s'offrent une tourista pré-odyssesque.
Certains de leurs réveils nocturnes sont sans doute liés aussi au départ, les miens le sont tous.
Nos armoires sont quasiment vides, la maison n'a jamais été aussi bien rangée, le moindre tiroir a été passé au Pliz, la moindre trousse a été lessivée.
Nous envisageons de créer un audio-guide pour notre camping-car qui reçoit des tonnes de visites.
Le Jedi a mis la clé sous la porte de son entreprise.
Nous allons bientôt laisser celles de notre maison.
Si tout se passe bien, nous recevons nos derniers vaccins mercredi, notre dernier document important jeudi et nous pouvons partir comme prévu vendredi dans la matinée, direction l'Italie, via le tunnel de Fréjus. A nous les Nationales, les petites routes pour nous offrir quelques jours de rôdage et de repos. Quelques jours... ou une année plutôt ! Sauf pour les enfants qui prennent le chemin des vacoles dès vendredi...

Vous nous manquez déjà un peu mais nous n'avons jamais été si impatients de partir !

mardi 31 juillet 2007

MERCI


J-10

Ce qui me touche le plus finalement dans les préparatifs de ce voyage ce sont les attentions et l'aide de tous ceux que nous aimons et qui nous aiment.
Merci à vous tous pour votre participation et votre soutien.
Merci aux collègues et amis du Jedi qui lui ont offert des jumelles dans lesquelles je vais devoir apprendre à regarder, une douche solaire (ça se trouve dans le Nord ?), un sac à dos super MacGyver de compétition, et surtout merci à vous d'avoir accepté de me rendre mon mari.
Merci à tous nos amis et notre famille qui nous ont couverts de cadeaux ce week-end à l'occasion du baptême de notre roi sage Gaspard. Merci pour les surprises, le classeur de voyage, oeuvre indescriptible pleine de jeux personnalisés, d'épreuves, de clins d'oeils, l'agenda perpétuel et universel et le trombinoscope de voyage. Merci pour les tee-shirts avec photos des amis (le Jedi semble assez heureux d'avoir les copines de l'école sur ma nuisette...), pour notre bibliothèque itinérante, la trousse de secours et la trousse de greluche-globe-trotteuse. Merci à nos sponsors médicaux et médicamenteux. Merci aux maîtresses-amies et aux amies-maîtresses qui m'ont offert des livres de classe. Merci aux amis-bandits qui nous ont fourni des vidéos en pagaille. Merci à ceux qui permettent à notre facteur de nous porter des colis quotidiennement et de se tenir informé de l'avancée des préparatifs.
Et surtout surtout un immense merci à ma jolie-maman qui compte les jours jusqu'à notre retour et à ma maman qui refuse encore de parler de notre départ (qui sait... peut-être nous lit-elle en cachette), qui malgré leurs réticences nous soutiennent, et sans l'aide desquelles nous n'aurions pas pu partir.

Allez, Monique, Maman, courage, au pire : J-365 avant notre retour !