Suivez nos nouvelles aventures sur http://lestoquesperdentlenord.blogspot.com
Affichage des articles dont le libellé est les dessous de l'odyssee. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est les dessous de l'odyssee. Afficher tous les articles

dimanche 22 juin 2008

Les dessous de l'Odyssee (ou tout ce qu'on vous a cache - 4)



Nom d'un Toque
Durant notre odyssee on n'a pas perdu le Nord, pas souvent du moins, mais on a souvent perdu la tete.
Notre nom est deja un peu source de complication, notre particule est bien pauvre mais elle embrouille tout le monde. Quant a moi qui ai officiellement garde mon nom de jeune-fille, on ne sait si on doit me classer a C, a L ou a T, et on ne sait surtout jamais s'il est bien serieux de s'appeler Therese Contraires-Le Toquin (je vous epargne mes autres prenoms vous ne me croiriez pas).

Ce qui est drole deja, c'est que dans beaucoup de pays, on retranscrit phonetiquement nos noms. Le Toquin ecrit en farsi, en pakistanais ou en indien c'est joli. Mais la ceremonie est parfois longue : on doit dire notre nom, le repeter, l'employe reflechit puis ecrit.
Mais surtout dans la plupart des pays on nous apppelle par nos prenoms : on est Mr Christophe ou Christopher et Ms Teresa. De toutes facons les anglophones procedent ainsi et ca me fait toujours rire.
Mais il y a les pays ou il n'y a visiblement aucune raison pour que nous ayions tous le meme nom de famille. La on leur pose probleme, on est si fantaisistes a tous s'appeler Le Toquin, il faut alors leur expliquer nos liens de parente.
Il y a les pays ou le prenom officiel est le dernier de la liste.
c'est ainsi que sur nos billets d'avion indiens pour la Malaisie nous etions : Maurice, Madeleine, Daniel, Monique et Maurice Toquin. Ma belle-mere appreciera, ce sont les prenoms exacts de sa famille.
En plus sur les papiers on nous demande le family name ou le first name ou le father's name ou le nom usuel ou le nom de naissance et parfois on nous en demande trois ou quatre, mais c'est toujours plus facile a remplir que lorsqu'on nous demande notre race. La premiere fois ca fait bizarre. Ne sachant que repondre j'ai opte pour la reponse : "human".
Au Vietnam, les papiers du vehicule, souvenez-vous de ces fameux papiers si compliques a obtenir, et donc si precieux et si serieux et si fiables etaient a mon nom : Madeleine Contrairesep. Ben oui, tres souvent j'y ai droit : Contraire ep. Le Toquin dit mon passeport.

Ici les petits employes du lavage voiture a cote duquel nous sommes stationnes m'appellent “auntie”... je suis perplexe, ca veut dire “Tatie” non ? Il est temps que je rentre et adopte l'anti-ride. Ou alors que je prenne des cours d'anglais.

Si l'on ajoute a cela le fait que souvent nous nous sommes embrouilles dans les numeros des passeports, les dates de naissance, les dates de validite, c'est a se demander comment les toques n'ont pas fini par perdre la boule au bout du monde.

lundi 16 juin 2008

Les dessous de l'Odyssée (ou tout ce qu'on vous a caché - 3)



Les dessous de la Toquée

Un soir que nous nous promenions dans les rues de Bangkok, jetant un oeil aux milles étalages de vêtements, sacs, bijoux, canifs, copies de disques, copies de DVD, copies de vêtements, copies de sacs, copies de bijoux, copies de canifs, qui envahissent les trottoirs de la capitale thaie, je me suis distraitement arrêtée devant une jolie présentation de jolies culottes multicolores, copies de je ne sais plus quelle marque. Je ne parle pas de ces horreurs que l'on voit beaucoup en Asie, et surtout en Malaisie, il faut savoir que dans les rues et dans la plupart des supermarchés, on trouve d'innombrables et immenses bacs à sous-vêtements, pour des prix défiant toute concurrence et un goût défiant toute concurrence : au pays des femmes voilées, la gaine est reine. Nonon je vous jure là c'était plutôt joli et de bon goût. Je ralentis juste, regardant tout en attendant le reste de la troupe qui devait faire la même chose devant des disques ou canifs ou autres. Les voyant arriver, je m'apprête à repartir, et la vendeuse me saute dessus pour me retenir, avec un argument de poids : "No don't go, don't worry, I have big size ! "...
Je sais que je suis la seule toquée au monde qui ai pris du poids dans ce type de voyage, alors que les autres voient leurs kilos s'envoler au gré des curry, épices, légumes, plats de riz, fruits, sans parler du passage en Inde, meilleur régime express au monde, qui a fait perdre à tous ceux que j'ai croisé au moins dix kilos. Et je sais que ma maman et ma belle-maman et mon amie Any vont s'en réjouir. Je sais que j'ai dû me résigner à acheter des vêtements en taille L au Vietnam et en Thailande, parce que vraiment ces asiatiques sont très très mal fichues, je sais aussi que cette impudente croyait sans doute me flatter, parce qu'il faut voir la façon dont les asiatiques regardent ou tâtent nos bourrelets avec envie. Mais je peux vous assurer que je n'ai pas fait la fortune de cette malheureuse à qui moi et mes grosses fesses avons tourné le dos, plus moi que mes fesses quand même, tout en lui souhaitant de venir un jour en France essayer de trouver une culotte dans laquelle ses misérables fesses ne flotteront pas lamentablement.

Moralité relative : au pays des petits thais les toqués sont grois.

dimanche 15 juin 2008

Les dessous de l'Odyssee (ou tout ce qu'on vous a cache - 2)


Le kit de kidnapping de la Toquee

Souvenez-vous : en Iran, planait sans cesse dans nos esprits cette rencontre avec ce couple belge kidnappe dans le Balouchistan. Si nous avions bien etudie la question, et tout fait pour prendre le moins de risques possibles, et si je reunis un nombre incalculable de qualites je n'en reste pas moins une mere, et une mere bien toquee.
Lorsque nous avons commence, en convoi avec nos amis anglais et allemands, la traversee de cette zone houleuse ou les trafiquants de drogue regnent en maitre et s'affrontent avec la police et l'armee, j'avais tout prevu.
C'est mon chauffeur (et garde du corps) qui a decouvert le pot au rose. Un matin il m'a demande ce qu'etaient ces sacs que je venais de deposer derriere mon siege. Il a bien fallu que je lui avoue que j'avais prepare un kit de kidnapping. Qui pourrait servir en cas d'evacuation par l'armee ou que sais-je.
Nous avions ds ces sacs de quoi couvrir les enfants et des paires de chaussette pour tous (ben oui quoi sait-on jamais ds des tentes ds le desert la nuit fait peut-etre froid) et quelques changes, une trousse d'urgence bien remplie, de l'eau, du lait, un peu de nourriture, un couteau suisse, qques dollars (pour negocier avec nos ravisseurs) et des couches pour le boulet.
Les sacs n'ont jamais servi, mais ils m'ont rassuree, et ils nous ont valu un fou-rire memorable dans le desert lorsque le Jedi a narre l'affaire a nos compagnons. Et il m'a valu un titre de vraiment toquee. Mais qui en doutait ?

dimanche 8 juin 2008

Les dessous de l'Odyssee (ou tout ce qu'on vous a cache) 1


La crevaison (recit epique et fort long)

En partant pour un tel periple avec un vehicule plutot fait pour le camping en Europe et qui a 4 roues de voiture pour supporter un poids que nous ne pouvons vous reveler car un peu au dessus de ce qu'il devrait etre, nous nous appretions a crever beaucoup.
Mon chauffeur heroique (on m'a tres souvent demande s'il etait mon chauffeur et lorsque je precisais qu'il etait mon chauffeur ET mari, on m'a trouvee bien folle d'avoir epouse mon chauffeur ; dans le meme ordre d'idee les chauffeurs de bus et de voitures de tourisme indiens etaient tres choques de voir mon chauffeur nettoyer lui meme mon vehicule puisque normalement il y a un chauffeur ET un assistant pour le nettoyage les pannes etc) donc mon chauffeur ET assistant avait tout prevu : des machins pour soulever le Toqcar en surcharge, deux roues de secours et tout ces trucs que ma condition feminine m oblige a ignorer et je le regrette vous vous en doutez. Nous l'imaginions changeant courageusement son pneu sous le soleil en plein desert, aide par quelques elephants ou singes.
Quelle deception.
Malgre les routes albanaises, turques, le desert du Balouchistan, les pistes du Pakistan les kilometres indiens, rien. Pas l ombre du debut de l espoir de la moindre petite crevaison. Nous, les roies de l'off road en camping-car de grands parents, de quoi avions nous l'air ?
Et c'est en Thailande que nos attentes d'aventuriers ont ete comblees.
C'etait le jour de notre premiere sortie de Bangkok. Je parle de notre premiere sortie lors de notre premier sejour a Bangkok.
Comme tous les aventuriers, une fois tires d'affaires et sortis indemnes de la jungle inextricable des autoroutes, echangeurs et panneaux indicateurs incomprehensibles, nous nous nous dirigions courageusement vers Carrefour.
Une fois l'enseigne trouvee, l'entree du parking trouvee, heureux comme on l'est toujours dans ces cas, lorsqu'on sent qu'on est sorti de la ville et qu'on est tombes sur une reserve de vivres et qu'il se pourrait bien, ensuite, que l'on trouve notre route sans trop d'encombre, nous nous sommees engages sur le parking beni.
Et la, le choc. La crevaison. Aveugle par son bonheur, et au cours de sa maneuvre perilleuse (tourner a droite a 3kms/h), mon chauffeur n'avait pas vu une espece de barre de fer qui depassait du sol. Misere. Crevaison.
Mais il est des aventuriers chanceux, lorsque nous relevames les yeux, notre regard tomba sur l'enseigne, en face de nous, a 50 metres, brillante : Bridgestone.
Nous n'etions pas tous descendus du Toqcar que les mecanos etaient deja trois sous le Toqcar. Le temps de remplir un caddy et tout etait parfaitement en ordre et les mains de mon chauffeur toujours blanches.

Je tiens toutefois a ajouter que l'honneur du Jedi est sauf : il y a trois jours, un de nos pneus a explose en mille morceaux sur l'autoroute. Et nous ne roulions plus a 3kms/h. Mon homme l'a change tout seul en plein soleil et a eu le tee-shirt et les mains toutes noires (mon mecano est-il le seul a bricoler systematiquement en blanc ?).
C'est ca l'aventure !