L'essentiel est prêt. Les médocs, les vêtements, les livres, les outils, les papiers sont en place, reste à charger la nourriture, à faire quelques bidouilles informatiques, à récupérer un réservoir d'eau (ça "on" vient de me l'annoncer)et on pourra mettre les voiles.
On a dit au-revoir à tous les amis (la dernière vient de partir). Certains seront là pour agiter des mouchoirs demain.
Amatxi a été très forte et nous a fait un repas de rois. Mamie est là, qui a fait l'aller-retour pour l'occasion.
Les grands étaient patraques ce soir... en fait inquiets pour leurs grands-parents, surtout notre grand si sensible. Ils ont été rassurés par notre sermon version "nos enfants ne sont pas nos enfants et quand vous vous partirez etc etc etc..." Du coup, rentrés à la maison c'était l'excitation : "demain c'est le grand jour" répété en boucle. Quand ils ont entamé "Staying alive" en sautant sur les lits les autorités ont tout de même mis fin à l'agitation se rappelant intérieurement le sermon, rassurant pour nous aussi parfois : "nos enfants ne sont pas nos enfants etc etc etc...".
Mais ce qui est fou dans cette histoire, c'est que nous, on a encore une semaine en France, et un bon mois en Europe ! Et pour le moment on veut dormir, lire, dormir et dormir. Et lire. Et dormir.
Et demain soir, si tout va bien, nous serons probablement... du côté d'Agen !
Bonne nuit à tous... Jour J, nous voilà !
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vendredi 10 août 2007
mardi 7 août 2007
J-3
Bon.
Il nous reste juste un milliard de choses à faire.
Les enfants ont décidé de tester nos compétences de voyageurs et s'offrent une tourista pré-odyssesque.
Certains de leurs réveils nocturnes sont sans doute liés aussi au départ, les miens le sont tous.
Nos armoires sont quasiment vides, la maison n'a jamais été aussi bien rangée, le moindre tiroir a été passé au Pliz, la moindre trousse a été lessivée.
Nous envisageons de créer un audio-guide pour notre camping-car qui reçoit des tonnes de visites.
Le Jedi a mis la clé sous la porte de son entreprise.
Nous allons bientôt laisser celles de notre maison.
Si tout se passe bien, nous recevons nos derniers vaccins mercredi, notre dernier document important jeudi et nous pouvons partir comme prévu vendredi dans la matinée, direction l'Italie, via le tunnel de Fréjus. A nous les Nationales, les petites routes pour nous offrir quelques jours de rôdage et de repos. Quelques jours... ou une année plutôt ! Sauf pour les enfants qui prennent le chemin des vacoles dès vendredi...
Vous nous manquez déjà un peu mais nous n'avons jamais été si impatients de partir !
mardi 31 juillet 2007
MERCI

J-10
Ce qui me touche le plus finalement dans les préparatifs de ce voyage ce sont les attentions et l'aide de tous ceux que nous aimons et qui nous aiment.
Merci à vous tous pour votre participation et votre soutien.
Merci aux collègues et amis du Jedi qui lui ont offert des jumelles dans lesquelles je vais devoir apprendre à regarder, une douche solaire (ça se trouve dans le Nord ?), un sac à dos super MacGyver de compétition, et surtout merci à vous d'avoir accepté de me rendre mon mari.
Merci à tous nos amis et notre famille qui nous ont couverts de cadeaux ce week-end à l'occasion du baptême de notre roi sage Gaspard. Merci pour les surprises, le classeur de voyage, oeuvre indescriptible pleine de jeux personnalisés, d'épreuves, de clins d'oeils, l'agenda perpétuel et universel et le trombinoscope de voyage. Merci pour les tee-shirts avec photos des amis (le Jedi semble assez heureux d'avoir les copines de l'école sur ma nuisette...), pour notre bibliothèque itinérante, la trousse de secours et la trousse de greluche-globe-trotteuse. Merci à nos sponsors médicaux et médicamenteux. Merci aux maîtresses-amies et aux amies-maîtresses qui m'ont offert des livres de classe. Merci aux amis-bandits qui nous ont fourni des vidéos en pagaille. Merci à ceux qui permettent à notre facteur de nous porter des colis quotidiennement et de se tenir informé de l'avancée des préparatifs.
Et surtout surtout un immense merci à ma jolie-maman qui compte les jours jusqu'à notre retour et à ma maman qui refuse encore de parler de notre départ (qui sait... peut-être nous lit-elle en cachette), qui malgré leurs réticences nous soutiennent, et sans l'aide desquelles nous n'aurions pas pu partir.
Allez, Monique, Maman, courage, au pire : J-365 avant notre retour !
mercredi 25 juillet 2007
Insomnie
Vaccins, médocs, carte de santé, assurance, voiture, rangements, papiers, banque, musique, manuels scolaires, livres, rangements, maillots, anti-moustiques, chapeaux, chaussures, vélos, papiers, rangements, ordinateurs, cartes, crème solaire, guides, rangements, trousse de secours, caisse à outils, mp3, MGEN, AVI, EN, URSSAF, CPAM, EDG GDF, CAF, SFR, PTT, rangements, papiers, jouets, jeux, carnets d'adresse, procurations, impôts, rangements, dessins animés, feutres, colle, ciseaux, trousses, savons, serviettes, draps, moustiquaires, tongs, biafine, rangements, appareil photo, panneaux solaires, douche solaire, table, chaises, couverts, lunettes de soleil, rangements, papiers, baptême (donc rôtis, salades, gâteaux, eau, jus de fruit, vin, apéro, café, assiettes, verres, serviettes, jeux enfants, parasols, crème solaire, chants, lits parapluie, glaçons, pailles, bonbons, soleil)...
lundi 9 juillet 2007
Emporte-moi wagon, enlève-moi frégate !
Je sais.
Je sais que ce site n'avance pas beaucoup, mais je vous rappelle, ingrats lecteurs, que son but est avant tout de pouvoir vous faire partager notre odyssée, qui ne débutera que le 10 août.
J'avoue que les mille petites et grandes avancées de nos préparatifs ne m'inspirent pas beaucoup. Je suis la reine pour faire de l'or avec de la boue mais avouons qu'il n'y a pas énormément de poésie dans les histoires de cautions bancaires, de certificats de travail, de demandes de machin et d'attestations de trucs, dans les pompes à air à eau, dans les antibios et les vaccins, dans les rangements et autres occupations.
J'ai eu un petit pincement au coeur lors des dernières réunions, remises de copies, cours de musique, foot, catoch, lors des au-revoir au lycée, à l'école des enfants. Mais le pincement n'a pas duré longtemps, puisque sous la baguette magique de mon optimisme à toute épreuve il s'est transformé en une certitude formidable : non seulement nous sommes heureux de partir, mais nous serons aussi très heureux de revenir !
Et puis l'été est là avec sa ribambelle d'apéros de pique-niques, d'invitations et de festivités qui nous permettent de prendre un bon bain d'amitié et de famille avant l'envol.
Sinon sachez que Gaspard repère les camping-cars très très loin. Et que c'est un des mots qu'il dit le mieux. Ensuite il n'a pas tout compris puisqu'il s'écrie "papa !" dès qu'il en voit un, associant clairement "camping-car" à papa, sans doute désormais convaincu que son père, lorsqu'il n'est pas à la maison dans la semaine, est dans le camping-car. (Remarquez, il y a du progrès puisque jusque-là il semblait persuadé que son père était planqué dans notre lit. Bein oui : puisqu'il le trouvait au lit en se réveillant tous les vendredi ou samedi matin, il s'imaginait que le bienheureux passait sa semaine au chaud, et le cherchait inlassablement sous ma couette) , et surtout notre Gasparov refuse d'en sortir lorsque nous avons le camping-car, comme si nous pouvions partir sans lui...
Les grands ont parfaitement intégré le départ. J'ai dû planquer leurs manuels scolaires sans quoi ils se mettaient de suite au travail (je ne me leurre pas, ça ne durera pas). Et les préparatifs induisent déjà quelques travers. Il y a peu de temps, alors que nous traversions Paris, le guide touristique paternel crie aux enfants : "Regardez à gauche le Sacré-Coeur !", les enfants ne voient rien, leur père précise alors : "Mais si, le monument qui ressemble vaguement au Taj-Mahal !" "Ahhhhh répondent les enfants qui immédiatement repèrent notre bon vieil édifice".
Enfin, les mois se transforment en jours, les jours nous sont comptés mais bien occupés, et je vous promets d'être beaucoup plus bavarde dès le mois prochain !
En attendant, Gaspard continue d'appeler ce navire qui le nargue en permanence au large et il ne veut rien savoir : le rocher de la vierge est un magnifique bateau. IL est vraiment temps de lever l'ancre !
jeudi 7 juin 2007
la guerre des trois...

Ces préparatifs nous ouvrent déjà toutes sortes de nouveaux horizons.
Il y a les joies des visas. Pour avoir celui de l'Iran, il nous faut celui du Pakistan, et pour obtenir celui du Pakistan il faut celui de l'Inde. Pour obtenir celui de l'Inde il faut trouver les bonnes informations, réunir pas mal de papiers, puis se rendre à l'ambassade, faire une interminable queue puis subir une interminable attente pour déposer son dossier. Quand on a de la chance. Ce ne fut pas mon cas. Donc il faut recommencer les opérations par correspondances, faire travailler les amies traductrices, nos banquiers préférés etc etc etc.
Mais le grand pas cette semaine, et la grande découverte fut notre première visite d'une assistante sociale. Sisi, une vraie, mais pas tout à fait comme dans les films en fait.
Quand on veut déscolariser son enfant, on en fait la demande à l'Education Nationale. Qui nous en donne l'autorisation puisque c'est un droit. Mais la ville est chargée de faire une enquête sociale.
Quand nous avons enfin réussi à fixer un rendez-vous avec cette dame, je me suis mise à faire une chose insensée : à nettoyer ma maison dans les moindres recoins. Vous savez les coins de murs blancs pleins d'empreintes digitales qui feraient rêver des bataillons d'enquêteurs américains parce que y'a même pas besoin de verser de la poudre et d'allumer un faisceau laser pour les voir ? Les traces de biscuits ou de gouttes indéterminées ? J'ai nettoyé la console blanche (si en fait elle l'était vraiment mon amour tu sais) du salon, la dînette des enfants, le frigo, les interrupteurs, Gaspard peut continuer à boire dans les toilettes tant elles sont impeccables et même nos vitres on voit à travers ! J'ai rajouté, judicieusement, un peu de désodorisant au dernier moment pour pas que ça sente trop la javel fraîche, bref, Lynette s'est transformée en Bree (laisse tomber papa tu peux pas comprendre la référence). A 16h45 pétantes (après une journée marathon assez terrible mais somme toute banale) nous étions à notre poste. Gaspard avait une jolie petite salopette-short beige parfaite. Ulysse préparait sa dictée. Rachel goûtait en dessinant.
Sauf que la dame s'est perdue et était en retard. Et le temps qu'elle arrive : on crevait de chaud, le store ne fonctionnait plus donc on goûtait au soleil (ben oui, je voulais pas salir la maison) le chocolat dans le pain avait fondu, les enfants étaient rouge-cramoisis-pleins de moustaches. Tandis que je trouvais miraculeusement les fusibles pour régler le pb du store (l'urgence produit des miracles chez les dindes blondes dyspraxiques), Gaspatate avait volé la plaque de chocolat, ce dont je me suis rendue compte en l'entendant crier : "Non ! Non ! Non !" planqué au fond de la cabane à jouets et tellement plein de l'angoisse que je lui reprenne son chocolat. Quand j'ai compris l'affaire, il a couru se réfugier derrière les poubelles, coin plein de terre, et quand je l'ai extirpé de là, le tenant éloigné de ma jupe de mère-modèle... c'est moi qui ai failli péter un fusible : son grand-frère préparait sa dictée en mangeant et buvant et en jouant aux cartes et écrivant de traviole avec un vieux feutre séché sur un brouillon que je ramène du lycée, et Rachtoque était torse-nue avec sur la tête ce qui devait être sa dernière création en matière de chapeau, confectionné avec du papier des feutres et de l'herbe... J'ai juste eu le temps de remettre un semblant d'ordre dans tout ça que la dame arrivait.
Je m'attendais à Super Nanny.
Ben j'aime autant vous dire que je suis heureuse que mon cher époux n'ait pas été présent, sans quoi je suis certaine qu'il aurait décidé de changer de métier pour faire assisté-social. Et qu'il aurait même pu en faire une vocation !
Ulysse a été pot-de-colle-sympa, Gaspard rigolo et heureux, Rachel est montée dans sa chambre - d'autres chats à fouetter sans doute- ils ont été eux quoi. La charmante demoiselle a été un peu étonnée de notre projet (en fait elle n'était pas du tout au courant, donc je comprends son choc initial), mais assez emballée. Et au final tout à fait favorable.
Ouf.
Une étape de passée, et une importante, essentielle même.
Il n'y a qu'un mais. Un gros MAIS.
Mais elle n'a même pas posé un pied dans ma maison rutilante !!!
jeudi 10 mai 2007
Les toqués toujours à quai
Nos carnets de vaccination continuent à se remplir, j'ai fait la formation aux premiers secours (merci Bruno), nous ne sommes jamais autant allés chez le médecin qu'en ces mois de préparatifs, nous vérifions toutes les machineries afin de partir le corps tranquille.
J'ai eu l'autorisation de l'inspection pour instruire les enfants l'année prochaine.
Je continue à surfer sur le net, à y faire des rencontres intéressantes et sympathiques, à y débattre du voyage, de ce qu'on entend par là, de ce qu'on y cherche, à définir "voyage" "tourisme" "visite"...
Notre itinéraire se redessine toujours, il semblerait que nous soyions obligés de simplifier un peu la partie "Amérique" qui risque se limiter à l'Amérique du Nord. Nous passerons plus de temps en Asie du Sud-Est, pour des raisons de calendrier politique et de rendez-vous au Vietnam, et de peur d'être frustrés de devoir nous dépêcher.
Mais nous sommes sûrs d'une chose : notre itinéraire changera jusqu'au dernier moment et tout au long de notre périple, au gré de nos envies, nos rencontres, des liaisons maritimes, des désirs de chacun (enfin... le suffrage familial ne sera sans doute pas totalement universel, j'en reviens sérieusement ces temps-ci...).
Plus que trois mois... on n'a jamais été aussi près du départ !
jeudi 15 mars 2007
quelques miettes pour les gourmands

J'ai promis à une vieille amie baleinante de remplir un peu ce blog.
Mais les préparatifs ne sont pas folichons en ce moment.
Ils sont réels, importants, mais si peu intéressants à raconter.
Mais les préparatifs ne sont pas folichons en ce moment.
Ils sont réels, importants, mais si peu intéressants à raconter.
Une tonne de miettes.
On accumule des accessoires, comme le coffre-fort qui trône dans notre salon, le groupe électrogène caché dans le bureau du chef, les vaccins dans le frigo ou sur le carnet de santé...
Ils consistent surtout, ces préparatifs, en l'entretien et le rangement de notre maison, qui abritera mes parents en notre absence, mais qui sera aussi et toujours notre maison au retour .
Et comme nous avons toujours des projets plein la tête, et quelques longueurs d'avance, nous envisageons même ce retour avec plaisir. Pour pouvoir partir tranquillement, nous avons besoin de savoir que nous reviendrons joyeusement.
On est des toqués prévoyants en fait.
Ils consistent surtout, ces préparatifs, en l'entretien et le rangement de notre maison, qui abritera mes parents en notre absence, mais qui sera aussi et toujours notre maison au retour .
Et comme nous avons toujours des projets plein la tête, et quelques longueurs d'avance, nous envisageons même ce retour avec plaisir. Pour pouvoir partir tranquillement, nous avons besoin de savoir que nous reviendrons joyeusement.
On est des toqués prévoyants en fait.
Et puis surtout, ce projet me pose quelques problèmes. Moi qui n'aime faire les chose qu'au dernier moment, qui aime profiter de chaque instant sans vivre tournée vers le passé ou l'avenir, j'ai parfois du mal à savoir organiser mes repères spatio-temporels qui n'avaient pas besoin de ça pour être un peu flous...
Non, en fait il y a, dans la famille, une avancée à la fois significative et très émouvante pour la toquée en chef. Une avancée qui va nous poser quelques problèmes de poids mais qui ouvre à Ulysse des perspectives de voyages infinis.
Il a passé un cap ce week-end en s'attaquant au délice des délices : "Charlie et la Chocolaterie".
Mes repères spatio-temporels en prennent encore un coup : c'était pas hier que j'ai découvert ce roman ?
samedi 3 février 2007
Histoires de couvertures
Pour répondre à certains anciens étudiants et donc fans invétérés, oui notre projet avance plus vite que ne le laisse penser ce blog.
Mais c'est une période un peu étrange. Nous sommes à la fois loin du début, du moment où nous avons décidé de larguer les amarres, la décision est prise, l'essentiel est lancé, mais trop loin du départ pour pouvoir nous occuper de toutes les formalités.
Nous vous épargnerons les détails des démêlées (c'est féminin ça ?) et paperasses bancaires mais ne nous privons pas de clamer le résultat : nous aurons l'argent pour le camping-car en temps et en heure. (je sais j'aurais pu placer une histoire de découverts, mais je ne veux pas affoler notre chère banquière si elle passe ici un jour) Ce qui nous a amenés à prendre une autre décision : nous allons rester en vie très longtemps tous les deux, au moins le temps de rembourser nos emprunts. C'est ce qui s'appelle couvrir ses arrières.
Autre histoire de couverture : nous commençons à nous pencher sur les assurances.
Nous avons aussi découvert plusieurs ouvrages intéressants dont le Globe Rêveur ou dictionnaire touristique de tous les pays du monde (Robert Pailhès). Ou encore Les mille lieus qu'il faut avoir vus dans sa vie (Flammarion) que nous a offert notre tante Isabelle pour Noël. Christophe rêve devant les cartes (qu'il parcourt inlassablement avec son curvimètre), les guides, moi j'entasse les bouquins non lus à lire.
Et puis, en plus de certains sponsors très généreux dont nous préservons l'anonymat, nous avons des surprises géniales qui nous prouvent que vous nous soutenez tous dans notre projet. Comme nos cousins toulousains, Philippe et Denis, qui passent nous offrir trois magnifiques couvertures en laine des Pyrénées, qui en plus d'être chaudes, sont belles. Vous trouverez certains leurs articles, de leur marque Midipy, ici (et dès qu'ils auront un beau site nous vous en donnerons les coordonnées). Sans parler du Père Noël qui s'est lâché sur les jeux de société et bouquins pour les enfants, ainsi que sur les lampes de poches et familiales dynamo (vous voyez quoi ? Sans pile, qu'on recharge en actionnant une manivelle, un truc vraiment magique en somme !). Notre caisse "Tour du Monde" déborde presque autant que ma pile de livres (que mon mari n'a pas encore identifiée comme étant celle du voyage, chut).
Certains amis commencent à nous donner des rendez-vous à l'autre bout du monde, nous en projetons d'autres avec des familles qui ont un peu des projets similaires, pour le moment il se peut que nous retrouvions certains parisiens du côté de Goa, une famille internaute au Costa Rica, en plus des Vietnamiens que vous connaissez.
Et surtout nous lisons et discutons. Nous réalisons que nous allons être confrontés à des images et des situations très difficiles. Nous en parlons beaucoup avec les enfants. Même si le but n'est pas de leur mettre le nez dans la misère du monde, nous ne pourrons l'éviter et ce n'est pas non plus notre objectif. Je réalise aussi que je vais devoir être forte, moi qui ne supporte pas de regarder le JT qui me fait pleurer invariablement (ok Nath et Marie dans le club des Madeleines, je pourrais être la présidente, même hors-grossesse). Une couverture ne me suffira pas, c'est un blindage que je vais devoir me forger. Les enfants seront certainement moins choqués que nous. Nous aurons voyagé quelques mois avant d'atteindre les pays les plus pauvres, ils auront fait de notre camping-car leur maison et de cette odyssée leur mode de vie, donc ne réaliseront pas forcément le gouffre qui nous sépare scandaleusement de ceux que nous allons rencontrer. Et puis ils auront toujours le jeu pour communiquer avec les enfants. Nous commençons donc aussi à réfléchir à organiser une façon d'apporter un peu d'aide, de réaliser une action, un partenariat que sais-je, sans réelle ambition humanitaire, mais tout simplement parce qu'il est souvent très dangereux pour leur propre sécurité de donner quoi que ce soit aux enfants qui réclament, mais qu'il nous sera insupportable de rester les bras ballants.
Concernant la couverture médiatique, nous n'avons pas de grande ambition et trop d'énergie à dépenser ailleurs pour y consacrer réellement du temps, mais notre ami matinal Bruce se charge de parler de nous autour de lui, et puis nous prendrons des contacts dans quelques mois, ne serait-ce que pour le plaisir des enfants. Il est encore trop tôt.
Trop tôt mais le temps file pourtant.
Les préparatifs sont pleins de découvertes et nous en sommes maintenant certains : l'attente c'est déjà le plaisir !
Mais c'est une période un peu étrange. Nous sommes à la fois loin du début, du moment où nous avons décidé de larguer les amarres, la décision est prise, l'essentiel est lancé, mais trop loin du départ pour pouvoir nous occuper de toutes les formalités.
Nous vous épargnerons les détails des démêlées (c'est féminin ça ?) et paperasses bancaires mais ne nous privons pas de clamer le résultat : nous aurons l'argent pour le camping-car en temps et en heure. (je sais j'aurais pu placer une histoire de découverts, mais je ne veux pas affoler notre chère banquière si elle passe ici un jour) Ce qui nous a amenés à prendre une autre décision : nous allons rester en vie très longtemps tous les deux, au moins le temps de rembourser nos emprunts. C'est ce qui s'appelle couvrir ses arrières.
Autre histoire de couverture : nous commençons à nous pencher sur les assurances.
Nous avons aussi découvert plusieurs ouvrages intéressants dont le Globe Rêveur ou dictionnaire touristique de tous les pays du monde (Robert Pailhès). Ou encore Les mille lieus qu'il faut avoir vus dans sa vie (Flammarion) que nous a offert notre tante Isabelle pour Noël. Christophe rêve devant les cartes (qu'il parcourt inlassablement avec son curvimètre), les guides, moi j'entasse les bouquins non lus à lire.
Et puis, en plus de certains sponsors très généreux dont nous préservons l'anonymat, nous avons des surprises géniales qui nous prouvent que vous nous soutenez tous dans notre projet. Comme nos cousins toulousains, Philippe et Denis, qui passent nous offrir trois magnifiques couvertures en laine des Pyrénées, qui en plus d'être chaudes, sont belles. Vous trouverez certains leurs articles, de leur marque Midipy, ici (et dès qu'ils auront un beau site nous vous en donnerons les coordonnées). Sans parler du Père Noël qui s'est lâché sur les jeux de société et bouquins pour les enfants, ainsi que sur les lampes de poches et familiales dynamo (vous voyez quoi ? Sans pile, qu'on recharge en actionnant une manivelle, un truc vraiment magique en somme !). Notre caisse "Tour du Monde" déborde presque autant que ma pile de livres (que mon mari n'a pas encore identifiée comme étant celle du voyage, chut).
Certains amis commencent à nous donner des rendez-vous à l'autre bout du monde, nous en projetons d'autres avec des familles qui ont un peu des projets similaires, pour le moment il se peut que nous retrouvions certains parisiens du côté de Goa, une famille internaute au Costa Rica, en plus des Vietnamiens que vous connaissez.
Et surtout nous lisons et discutons. Nous réalisons que nous allons être confrontés à des images et des situations très difficiles. Nous en parlons beaucoup avec les enfants. Même si le but n'est pas de leur mettre le nez dans la misère du monde, nous ne pourrons l'éviter et ce n'est pas non plus notre objectif. Je réalise aussi que je vais devoir être forte, moi qui ne supporte pas de regarder le JT qui me fait pleurer invariablement (ok Nath et Marie dans le club des Madeleines, je pourrais être la présidente, même hors-grossesse). Une couverture ne me suffira pas, c'est un blindage que je vais devoir me forger. Les enfants seront certainement moins choqués que nous. Nous aurons voyagé quelques mois avant d'atteindre les pays les plus pauvres, ils auront fait de notre camping-car leur maison et de cette odyssée leur mode de vie, donc ne réaliseront pas forcément le gouffre qui nous sépare scandaleusement de ceux que nous allons rencontrer. Et puis ils auront toujours le jeu pour communiquer avec les enfants. Nous commençons donc aussi à réfléchir à organiser une façon d'apporter un peu d'aide, de réaliser une action, un partenariat que sais-je, sans réelle ambition humanitaire, mais tout simplement parce qu'il est souvent très dangereux pour leur propre sécurité de donner quoi que ce soit aux enfants qui réclament, mais qu'il nous sera insupportable de rester les bras ballants.
Concernant la couverture médiatique, nous n'avons pas de grande ambition et trop d'énergie à dépenser ailleurs pour y consacrer réellement du temps, mais notre ami matinal Bruce se charge de parler de nous autour de lui, et puis nous prendrons des contacts dans quelques mois, ne serait-ce que pour le plaisir des enfants. Il est encore trop tôt.
Trop tôt mais le temps file pourtant.
Les préparatifs sont pleins de découvertes et nous en sommes maintenant certains : l'attente c'est déjà le plaisir !
samedi 9 décembre 2006
On avance, on avance on avance
C'est une évidence.
Boulot, gosses, Noël, rhumes, grèves SNCF obligent, c'est la vie sédentaire qui a un peu repris le dessus sur le rêve ces derniers temps chez les Toqués.
Mais on avance tout de même sur des points cruciaux.
Nous avons l'essentiel : 900 albums de musique numérisés.
Boulot, gosses, Noël, rhumes, grèves SNCF obligent, c'est la vie sédentaire qui a un peu repris le dessus sur le rêve ces derniers temps chez les Toqués.
Mais on avance tout de même sur des points cruciaux.
Nous avons l'essentiel : 900 albums de musique numérisés.
Nous avons la liste des libraires francophiles dans le monde qui pourront nous sauver la vie en cas de panne sèche de littérature (merci à notre amie Catherine, celle qui lit entre les lignes).
Nous commençons à semer des disques durs pour récupérer des films, séries et dessins animés, je mets même mes élèves à contribution (ils imaginent sans doute qu'ils y gagneront quelques points sur leur moyenne, d'autant plus que la quantité de films numérisés qu'ils possèdent semblent inversement proportionnelle au nombre de points de leur moyenne. Je les laisse imaginer, c'est bon l'imagination, puis je leur expliquerai la notion de gratuité...).
Nous avons aussi, grâce à des indics dont nous préserverons l'anonymat, un super contact au Vietnam qui nous permettra sans doute de trouver la liaison cargot de nos rêves entre le Vietnam et Panama ou Vancouver, pendant que nous nous installerons quelques semaines dans le pays avec nos fameux indics que seront heureux de retrouver leurs petits enfants. Et qui se renseignent sur les modalités pour entrer au Vietnam avec notre maison sur roues, ce qui ne semble pas évident au premier abord.
Nous commandons aussi au Père Noël des choses utiles à l'Odyssée : couteau-suisse et bouquins pour Ulysse, jeux de société pour tous, feutres et poupées Winx pour Rachel (sisi, indispensable !), lecture lecture et lecture pour tous.
Et puis maintenant chaque évènement est le dernier avant l'Odyssée. Quel régal de nous imaginer l'an prochain à Noël, en Inde vraisemblablement !
Et dans l'équipe des Toqués, y'a toujours autant de nouilles, mais presque plus de jambe de bois : le plus grand pas vers notre Odyssée, c'est Gaspard qui est en train de le faire, un pied devant l'autre, et recommencer...
Nous commençons à semer des disques durs pour récupérer des films, séries et dessins animés, je mets même mes élèves à contribution (ils imaginent sans doute qu'ils y gagneront quelques points sur leur moyenne, d'autant plus que la quantité de films numérisés qu'ils possèdent semblent inversement proportionnelle au nombre de points de leur moyenne. Je les laisse imaginer, c'est bon l'imagination, puis je leur expliquerai la notion de gratuité...).
Nous avons aussi, grâce à des indics dont nous préserverons l'anonymat, un super contact au Vietnam qui nous permettra sans doute de trouver la liaison cargot de nos rêves entre le Vietnam et Panama ou Vancouver, pendant que nous nous installerons quelques semaines dans le pays avec nos fameux indics que seront heureux de retrouver leurs petits enfants. Et qui se renseignent sur les modalités pour entrer au Vietnam avec notre maison sur roues, ce qui ne semble pas évident au premier abord.
Nous commandons aussi au Père Noël des choses utiles à l'Odyssée : couteau-suisse et bouquins pour Ulysse, jeux de société pour tous, feutres et poupées Winx pour Rachel (sisi, indispensable !), lecture lecture et lecture pour tous.
Et puis maintenant chaque évènement est le dernier avant l'Odyssée. Quel régal de nous imaginer l'an prochain à Noël, en Inde vraisemblablement !
Et dans l'équipe des Toqués, y'a toujours autant de nouilles, mais presque plus de jambe de bois : le plus grand pas vers notre Odyssée, c'est Gaspard qui est en train de le faire, un pied devant l'autre, et recommencer...
samedi 25 novembre 2006
"Au pire...
jeudi 23 novembre 2006
Administrativons-nous un peu...
Je sais, ce mot, dans ma bouche, a de quoi de surprendre. Mais il y a des situations où je suis capable d'affronter mon pire cauchemar et même de le gérer.
Mon boulot : alors là, fastoche, l'aubaine, je prends une année de congé parental, puisqu'au moment du départ Gaspard n'aura pas trois ans. Ainsi je touche quelques euros et surtout je conserve mon poste. Merci monsieur ministre !
Le boulot du Jedi : beaucoup moins fastoche à bord de son vaisseau. Certes, étant son propre administrateur, il n'a de comptes à rendre à personne. Mais ensuite la question administrative se pose : doit-il juste suspendre son activité en conservant sa boîte ouverte, la fermer pour la réouvrir ensuite ? (et tous ceux qui l'ont déjà fait savent l'énergie et la paperasse que cela nécessite) Normalement il aura une mission dès son retour, la valeur n'attend pas la durée d'un tour du monde. Ou un truc comme ça. J'avais envie de faire un jeu de mot subtil mais j'ai du mal.
Les assurances : Il va falloir suspendre celle de la voiture je pense. Et puis en prendre une pour nous. Une assurance béton qui nous couvre dans tous les pays du monde. A priori des assurances correspondant à notre projet commencent à fleurir ça et là, comme Avi qui propose des contrats familiaux. Mon administré préféré commence à s'en charger. Nous aurons aussi des cartes bleues avec assurance, en jonglant avec deux, nous pourrions tenir un an. Enfin... mille bidouilles à faire dans ce domaine, qui me comblent déjà de bonheur vous l'imaginez.
Concernant toutes nos autres joies administratives, nous avons trouvé la parfaite alliée en la personne de Mamie Monique, qui en plus a la bonne idée de prendre sa retraite après une longue carrière dans ce domaine. Nous allons lui faire parvenir tous nos courriers, toutes nos factures, et elle s'en chargera. C'est pas beau la vie ? Je me demande si on ne va pas finir par l'embaucher à vie justement parce qu'on risque y prendre goût...
Donc en cas de réclamations, vous savez à qui vous adresser !
Mon boulot : alors là, fastoche, l'aubaine, je prends une année de congé parental, puisqu'au moment du départ Gaspard n'aura pas trois ans. Ainsi je touche quelques euros et surtout je conserve mon poste. Merci monsieur ministre !
Le boulot du Jedi : beaucoup moins fastoche à bord de son vaisseau. Certes, étant son propre administrateur, il n'a de comptes à rendre à personne. Mais ensuite la question administrative se pose : doit-il juste suspendre son activité en conservant sa boîte ouverte, la fermer pour la réouvrir ensuite ? (et tous ceux qui l'ont déjà fait savent l'énergie et la paperasse que cela nécessite) Normalement il aura une mission dès son retour, la valeur n'attend pas la durée d'un tour du monde. Ou un truc comme ça. J'avais envie de faire un jeu de mot subtil mais j'ai du mal.
Les assurances : Il va falloir suspendre celle de la voiture je pense. Et puis en prendre une pour nous. Une assurance béton qui nous couvre dans tous les pays du monde. A priori des assurances correspondant à notre projet commencent à fleurir ça et là, comme Avi qui propose des contrats familiaux. Mon administré préféré commence à s'en charger. Nous aurons aussi des cartes bleues avec assurance, en jonglant avec deux, nous pourrions tenir un an. Enfin... mille bidouilles à faire dans ce domaine, qui me comblent déjà de bonheur vous l'imaginez.
Concernant toutes nos autres joies administratives, nous avons trouvé la parfaite alliée en la personne de Mamie Monique, qui en plus a la bonne idée de prendre sa retraite après une longue carrière dans ce domaine. Nous allons lui faire parvenir tous nos courriers, toutes nos factures, et elle s'en chargera. C'est pas beau la vie ? Je me demande si on ne va pas finir par l'embaucher à vie justement parce qu'on risque y prendre goût...
Donc en cas de réclamations, vous savez à qui vous adresser !
mercredi 22 novembre 2006
22 novembre 2006
Et maintenant...
Maintenant ça part dans tous les sens.
On a les passeports biométriques. Ce ne fut pas une mince affaire que de prendre des photos, sans lunettes, sans barettes, sans pencher la tête et surtout sans sourire, mission impossible pour une famille d'imbéciles-heureux pas très bio ni métriques.
On se penche sur la question des visas, mais ce sera sans doute l'occasion d'une semaine parisienne à Pâques, je me sens prête à me sacrifier pour le bien de la famille, vous connaissez ma désormais célèbre devise... (pour ceux qui ont loupé des épisodes) IL faut qu'on se renseigne sur les liaisons maritimes qui vont déterminer certaines parties de notre trajet.
Il faudra convaincre les inspecteurs qu'on peut partir sans le Cned.
Il faut rassurer notre banquière (qu'on embrasse en passant, vous inquiétez pas, on reviendra et mon mari bossera très dur)
IL faut contacter la presse internationale. Bon... disons la locale au moins. Ou au moins la gazette du quartier.
Il faut rassembler le matériel, faire des réserves de films, dessins-animés, musique, de matos informatique et photographique.
Il faut continuer les vaccinations, faire la liste des médocs à emporter.
IL faudra équiper le camping-car, s'occuper des assurances et de toutes les formalités archi-pénibles. Vendre une voiture, garer l'autre, ranger la maison.
Il faut continuer à commander des guides de voyage et rêver, rêver, rêver...
Bon. Y'a presque rien à faire en fait.
Pour le moment c'est mercredi, mercredi c'est sacrifice, dévouement et taxi, la vie continue ! (poil au nez)
Maintenant ça part dans tous les sens.
On a les passeports biométriques. Ce ne fut pas une mince affaire que de prendre des photos, sans lunettes, sans barettes, sans pencher la tête et surtout sans sourire, mission impossible pour une famille d'imbéciles-heureux pas très bio ni métriques.
On se penche sur la question des visas, mais ce sera sans doute l'occasion d'une semaine parisienne à Pâques, je me sens prête à me sacrifier pour le bien de la famille, vous connaissez ma désormais célèbre devise... (pour ceux qui ont loupé des épisodes) IL faut qu'on se renseigne sur les liaisons maritimes qui vont déterminer certaines parties de notre trajet.
Il faudra convaincre les inspecteurs qu'on peut partir sans le Cned.
Il faut rassurer notre banquière (qu'on embrasse en passant, vous inquiétez pas, on reviendra et mon mari bossera très dur)
IL faut contacter la presse internationale. Bon... disons la locale au moins. Ou au moins la gazette du quartier.
Il faut rassembler le matériel, faire des réserves de films, dessins-animés, musique, de matos informatique et photographique.
Il faut continuer les vaccinations, faire la liste des médocs à emporter.
IL faudra équiper le camping-car, s'occuper des assurances et de toutes les formalités archi-pénibles. Vendre une voiture, garer l'autre, ranger la maison.
Il faut continuer à commander des guides de voyage et rêver, rêver, rêver...
Bon. Y'a presque rien à faire en fait.
Pour le moment c'est mercredi, mercredi c'est sacrifice, dévouement et taxi, la vie continue ! (poil au nez)
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