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jeudi 22 novembre 2007

Aux jeunes toqués...

... on apprend a faire la grimace

Juste pour vous dire que nous restons en Inde encore deux mois.

Pour vous dire que les enfants ont été adorables pendant les 6 heures que nous avons passées au Foreign Regional Register Office, que les moines savent maintenant que Tchoupi doit aller sur le pot mais que Gaspard n'est toujours pas décidé, que nous nous sommes fait quelques amis supplémentaires, que sans doute, le fait que les employés avaient perdu la moitié de nos papiers nous a aidé à obtenir notre mois supplémentaire.

Pour vous dire que nous aimons l'Inde et ses palais, ses parcs, que cette lumière étonnante et brumeuse rend encore plus beaux. Et aussi ses animaux, éléphants, chameaux, dromadaires, oiseaux de toutes les couleurs, ânes, chevaux, vaches, écureuils et aujourd'hui... les singes !

Que Gaspard est pire que Zigomar et qu'il voit beaucoup plus d'animaux que nous parce que lorsque nous ne voyons que des singes, il voit des lions, des chiens, des chats, des vaches et des lapins.

Que nous sommes installés à Agra, derrière un hôtel accueillant, que donc enfin ce soir nous n'aurons plus l'unique disque de Salsa du restaurant de Dehli en musique de fond, mais que nous ne serons pas trop dépaysés, car c'est LE week-end des mariages en Inde, dans LE quartier des mariages.

Que le Taj Mahal est fermé demain mais que le moral des troupes est au beau-fixe.

Et que les indiens, même dans la plus grande pauvreté, ont un sourire presque aussi grand que celui de nos vernis de petits Toqués.

La poste n'est pas en reste


Vendredi déjà nous nous étions rendus à l'adresse de poste restante que nous avions donné aux grands-mères. Nous savions que deux paquets devaient nous parvenir. Nous avons passé environ 2heures dans ces bureaux en ruine et travaux, avons insisté, nous sommes installés, jusqu'à ce que quelques employés nous prennent en pitié et trouvent la personne qui a enfin pu nous indiquer qu'un colis n'était pas arrivé, et que l'autre était dans un autre bâtiment de la poste. Nous avons pu le récupérer (je vous fais la version courte, en fait on a dû revenir au premier bâtiment etc etc). Enfin, le Djedi s'est retrouvé à se démener courageusement dans l'armoire du préposé, et à fouiller dans tous les colis et courriers pour trouver le nôtre. Les enfants étaient fous de joie de trouver leurs revues de septembre de Bayard Presse.

Aujourd'hui, nous avons eu confirmation par l'autre grand-mère que notre collissimo était arrivé à Dehli. Nous sommes donc repartis, passant par le premier bureau (on est malins hein ?)... pour rien. Pour arriver dans notre bâtiment préféré. (les enfants ont remarqué que quelque chose avait changé dans la pièce où nous avions déjà passé un certain temps : bein oui, le plafond s'est effondré, et on a pu constater que c'est chose habituelle dans le bâtiment en question, il y a des travaux, donc ça s'effondre) Donc d'abord, comme d'habitude, on nous a dit que le colis n'était pas arrivé. C'est toujours ainsi que ça commence. Puis seconde étape : revenez demain ou après-demain. Parce que moi qui me croyais procrastinatrice en chef, ou sous-chef à égalité avec mon frère Ximun, juste après mon père, je peux vous dire qu'on est nuls à côté des indiens : c'est toujours sans ouvrir le moindre registre, ni le moindre placard, sans faire la moindre recherche qu'on vous répond « non revenez demain ». Mais toujours avec le sourire et on nous tend des chaises et tous les employés restent assis là, devant nous, sans nous demander quoi que ce soit, pinçant les joues des enfants et nous souriant.

J'ai demandé de l'aide dans un autre bureau, une femme m'a adressée à une autre femme qui m'a adressée à un autre employé, et inlassablement la personne disparaît dans le bâtiment et on attend... pour rien.

Notre super Jedi a commencé à s'énerver, on a fait tous les bureaux du bâtiment, et il est immense, expliquant que nous avions la preuve que notre paquet était arrivé à Dehli, qu'il était quelque part qu'il suffisait de nous dire où. On a nous-même ouvert des registres, des placards. Plusieurs personnes ont bien essayé de nous aider, sans succès, et nous avons, après beaucoup d'insistance trouvé le chemin du bureau du directeur. Sa secrétaire a résolu l'affaire en deux coups de fil : notre colis était bien à Dehli mais au bureau des douanes. Avec un numéro et un rickshaw nous pouvions aller le chercher.

Ouf.

Arrivés dans le bâtiment, on nous indique un bureau, dans lequel un employé, au bout d'un long moment où, comme d'habitude, ne bougeant pas, écoutant notre histoire l'air perplexe jouant à peine avec nos nerfs, a fini par ouvrir un registre et tomber sur le récépissé de notre collissimo.

« Votre paquet est bien arrivé dans nos services. Revenez après-demain, ou demain »

Non.

A vrai dire, je crois que les indiens ont très peur de nous quand nous nous énervons. Ou alors ils pensent qu'on est très malades pour entrer dans cet état inconnu d'eux et ont pitié, parce qu'ils restent toujours courtois alors que nous sommes à deux doigts de sortir de nos gongs et de les leur faire bouffer avec ou sans épices. Mais il faut dire aussi que nos énervements sont très modérés dans cette atmosphère, parce que tout cela ne ressemble même pas à de la mauvaise volonté. Juste à un mode de vie.

Mais là non. Nous leur avons dit clairement que nous ne reviendrions pas. Du coup on nous a amené dans le bureau du responsable, toujours aussi charmant. On y a passé un peu de temps, visiblement à méditer. Puis c'est reparti : quelques bureaux, quelques photocopies, quelques signatures, et le tout toujours avec le sourire. Et nous sommes ressortis, quelques heures plus tard, vainqueurs, notre colis de 7 kilos de livres sous le bras ! Alleluia, Vive Allah, Longue vie à Boudha, Are Krishna, Vishnou et tous les dieux hindous.

Puisqu'on n'est plus à ça près, que je vous raconte une autre anecdote dont les enfants rient encore. Pour nous féliciter de notre victoire sur la poste, nous nous sommes offert un Macdo (« ça pique » comme dit Gaspard et c'est vrai), puis une ballade dans Main Bazar Street. Nous avions repéré les coordonnées d'un agent de voyage français que nous voulions rencontrer pour parler de notre future traversée vers la Malaisie. Bien sûr on a commencé à nous pipoter, nous conduisant à une adresse fermée (comme par hasard...) et nous proposant une autre adresse (comme le hasard fait bien les choses !). Pas totalement débiles, nous avons appelé notre agent en question, qui nous a dit qu'il nous envoyait un employé. Nous sommes restés plantés un petit moment dans une rue, devant un cinéma, dans un quartier touristique. Et là, on nous a proposé plein de tours en rickshaw, plein de visites de la ville, plein d'agences de voyage ou de magasins, bref, l'overdose de propositions et de questions. Un très jeune homme se présente à son tour, commence un speech en anglais et le Jedi et moi nous lançons dans un grand numéro (et en anglais s'il vous plaît) : nous lui coupons la parole et lui demandons « Que pouvons-nous pour vous ? Vous avez besoin de quelque chose ? D'où venez-vous ? Voulez-vous visiter la ville ? Montez donc dans notre rickshaw - lui indiquant notre poussette - mon mari est le meilleur guide de Dehli; Vous voulez du shit ? Vous voulez des tissus indiens ? Vous voulez du thé ? Vous voulez que nos enfants dansent ? Dansez les enfants ! Vous voulez notre carte de visite? C'est votre première fois en Inde ?.. » quand enfin le pauvre jeune-homme - vive la placidité indienne - réussit à l'ouvrir, nous comprenons que c'est l'émissaire de notre agent de voyage...

Les enfants en rigolent encore, mais lui sans doute davantage. Je crois que les Toqués sont démasqués !

En tous cas, malgré notre popularité et notre manque de patience, nous nous sentons bien pour le moment dans ce pays. L'arrivée progressive, par la terre, en Toqcar et poussette, nous a sans doute évité le choc dont parlent beaucoup de ceux qui descendent de l'avion.

Pourvu que ça dure.

Bon hiver à tous ! (c'est mesquin mais c'est bon...)

lundi 19 novembre 2007

De patientia




Certains d'entre vous s'en doutent, d'autres le savent, un tour du monde, c'est un très grand casse-tête administratif. Et là ceux qui me connaissent un peu sourient déjà. Nous allions, dans notre équipe de Toqués, quelques qualités nécessaires pour venir à bout de cette épreuve : l'anticipation, le sens de l'humour, l'organisation, l'efficacité, le sens de l'humour, l'optimisme, le goût de la lecture et le sens de l'humour. Une seule d'entre nous toutefois possède la qualité primordiale : la patience. Et ce n'est pas moi.
Nous avons préféré partir avec un maximum de visas, pour éviter ce que nous préssentions comme des complications possibles. Le premier visa nécessaire était l'iranien. Or pour avoir l'iranien on nous demandait le pakistanais. Et pour obtenir le pakistanais, on nous réclamait l'indien. La plus dégourdite de la bande (et ce n'est pas ma fille) s'en est chargée avant le départ.
Nous avons été bien inspirés vu que visiblement les voyageurs que nous croisons ont, en ce moment, bien du mal à obtenir leur visa pour le Pakistan ou l'Inde en Iran. Nous aurions été un peu coincés. Donc pas de regrets.
Mais voilà.
La plupart des visas sont valables un certain temps, pendant lequel on peut entrer dans le pays. Puis, à partir de cette date d'entrée, ils sont valables pour une durée variable en général de 1 à 6 mois. (il est fou d'ailleurs de constater les différences de formalités administratives, de durées de visas et de traitement général des voyageurs en fonction de leur nationalité) Cette règle est valable pour tous les visas... sauf pour l'indien. Valable 6 mois, dès la date d'émission. Nous y voilà. Le nôtre expire donc le 19 décembre, et nous ne l'avons compris qu'en Turquie, même si nous avions un petit doute.
Nous demandons donc une extension de ce visa, sachant que les extensions ne sont quasiment jamais accordées, sauf pour raison vraiment grave à justifier très précisément. Nous tentons donc le coup, pesant ce que nous devons demander et comment, n'étant pas trop gourmands nous contentant de demander un petit mois supplémentaire, jouant les nouilles franches, sans attendre la date d'expiration mais dès notre arrivée dans le pays.
Vendredi à Dehli nous nous sommes rendus dans un premier bureau, truc des home affairs. Après avoir fait la queue à l'extérieur, nous avons fait la queue dans une cour, pour attendre dans une salle d'attente afin de remplir un premier registre, pour faire la queue dans un escalier pour attendre dans une salle d'attente qu'on nous donne des formulaires à remplir, photocopies à faire, pour attendre qu'on nous reçoive pour plaider notre cause et remettre nos papiers. Nous avons franchi cette première étape sans trop de dégats, et avons été reconvoqués le même jour à 17h. Nous sommes donc revenus, avons attendus dans la salle d'attente qu'on nous remette une enveloppe cachetée, à porter ce matin dans un autre bâtiment, machin des foreigners affairs. Donc ce matin nous sommes vaillamment repartis, les petits princes et la princesse sous le bras, faire la queue devant un nouveau bâtiment, puis dans une nouvelle salle, afin qu'on nous donne de nouveaux formulaires à remplir et photocopies à faire, pour attendre de nouveau devant un guichet (quand c'est la pause-thé pour les employés, l'attente peut être très longue), puis un troisième guichet. Nous devons revenir mercredi matin.
Nous sommes chanceux, puisqu'il semble que nous réussissons avec succès à franchir les premiers barrages (faut dire que ça devient un peu notre spécialité), et à chaque fois en moins de 4h.
Mais pour le moment, rien n'est joué.
Si nous en sortons bredouilles, notre itinéraire indien en aura encore été amoindri (sans parler du fait qu'il nous faut aussi trouver dare-dare une liaison maritime pour partir d'Inde) mais nous aurons appris la patience au pays de la non-violence.
Et puis nous sommes bien sur notre parking : nous logeons à deux pas de la dernière demeure de l'idole d'Ulysse ex-aequo avec Léonard de Vinci : Gandhi, nous avons l'eau-chaude au coin de la rue, offerte par le Claridge (j'adore ces miracles indiens), un peu trop d'ombre pour nos panneaux solaires, et des voisins chauffeurs et gardiens de cars très sympas. Il est très facile de se déplacer en ville et de faire les courses grâce aux nombreux rickshaws, sans parler du fait que nous adorons ce moyen de transport qu'on exporterait volontiers. Et puis camper en Inde est vraiment agréable en fait, car ici, il est naturel de vivre dans la rue, donc hormis notre véhicule et notre teint peu communs, nous n'étonnons personne.

Donc d'ici mercredi, nous comptons sur vos prières, vos grigris, vos invocations, vos voeux, vos ondes en tous genres afin que nous obtenions enfin ce fichu tampon sur nos fichus visas et nous vous le rendrons au centuple lors des nombreuses visites de temples que nous pourrons nous offrir si vous avez été productifs.

samedi 17 novembre 2007

Dehli de Toqués


Nous avons finalement quitté notre coin de paradis qui nous a permis une bonne première approche de l'Inde. En douceur.

Au fait, saviez-vous que tous les Sikhs ont le même nom de famille : Singh ? Une histoire de fou, je dirais même plus une folle histoire, qui fait assez rire les enfants et doit compliquer pas mal de tâches administratives. D'où sans doute la recherche de prénoms originaux, y compris celui de Christophe... Maintenant j'y pense, Ulysse avait d'abord proposé à ces gens (voir deux posts avant pour ceux qui n'ont pas suivi) de donner à leur fils le prénom de son meilleur ami : Léo. Ils l'ont trouvé trop court et heureusement puisque Singh signifie Lion.

Notre Christophe s'est bien adapté à la conduite indienne, très bien même. Le problème c'est la diversité des véhicules, encore plus grande qu'au Pakistan. Il faut également savoir qu'en Inde, il n'y a plus du tout de rétroviseurs aux véhicules, et pour cause : ils seraient broyés vu que la distance visiblement normale entre les véhicules est nulle. Enfin, si au Pakistan le maniement du clignotant était inversé: permettant visiblement de montrer la place qu'on va laisser libre (donc clignotant à gauche pour passer à droite), ici il n'y a plus non plus de clignotant : on klaxonne klaxonne et klaxonne. C'est d'ailleurs indiqué à l'arrière de tous les camions : "please blow horn or use the dippers at night". Et comme toujours depuis l'Iran, l'arrêt au feu rouge semble optionnel. Pourtant ici on trouve au milieu des carrefours des policiers, avec casque colonial et tout, sur un piédestal, et des fois, quand même pour leur faire plaisir et parce qu'on est polis, on respecte leurs indications. Mais on est bien les seuls.

En Inde tout est possible sur la route et en tout. Il en va de même des indiens. Par exemple au péage des "autoroutes", un coup on essaie de nous arnaquer en nous demandant un prix qui n'est pas affiché, ce que nous savons très bien refuser maintenant, le coup d'après on nous fait passer gratuitement.

Mais bon, dans l'ensemble, même si nous sommes assez durs en affaires, nous savons que nous en sommes une, d'affaire, et qu'en général nous payons tout au moins deux fois le prix normal. Au moins. C'est de bonne guerre tant que ce n'est pas abusif. Je commence à devenir forte au jeu du marchandage, et surtout nous commençons à avoir quelques repères au niveau des prix, nous savons donc ce que nous pouvons accepter ou pas. C'est tout de même pas facile, parce que forcément, ce qui nous frappe en premier en arrivant en Inde, c'est la pauvreté. Cette misère extrême qui est partout. Et pour nous le plus troublant ce ne sont pas les bidonvilles ou équivalents, non, c'est le fait que les plus nantis cotoient les plus démunis, naturellement. Forcément la religion hindoue et tout le système indien sont basés sur une hiérarchie sociale très stricte et totalement acceptée mais pour nous c'est une claque de chaque instant. Même si nous aussi, nous sommes obligés d'accepter cette pauvreté et de vivre, dans notre luxe, à côté. D'ailleurs, nos enfants ne sont pas choqués. Il y a juste qu'Ulysse n'aime pas, mais nous non plus, les mendiants qui exhibent leurs handicaps parfois abominhorriblaffreux.

Sinon l'Inde c'est comme dans les livres. Plein de couleurs, d'odeurs, pas toujours délicieuses mais souvent intéressantes, de sourires, d'animaux, on a croisé notre premier éléphant sur la route, notre premier singe en ville, je ne parle même pas des écureuils qui courent partout, des oiseaux qui nous cassent les oreilles, des chiens galeux et de tous ceux qui partagent les poubelles avec eux.

C'est assez agréable aussi de se retrouver dans un pays anglophone, même si j'ai beaucoup de mal à comprendre l'accent indien, car les indiens parlent à toute vitesse une sorte d'anglais phonétique. Heureusement mon Jedi les comprend mieux que moi ( je devrais me rattraper aux USA, les séries intellectuelles télévisées m'ayant appris l'accent des cow-boys). Nous avons aussi quelques beaux fou-rires durant ce voyage parce que tous les gestes, toutes les mimiques, les expressions sont différentes à l'étranger. Ainsi, le oui se fait d'une petite bascule de la tête sur le côté, non se fait souvent d'une espèce de oui, en gros très souvent donc on ne sait pas si la réponse est oui ou non, mais le mieux c'est encore pour les indications de route, les gestes de la main ne semblent pas du tout indiquer la même direction que chez nous, les indiens semblent toujours indiquer une espèce de diagonale inexistante et puis il y a cet espèce de geste de salut depuis l'Iran, un peu comme celui de la reine d'angleterre ou du pape, en plus vif, qui pourrait, chez nous, signifier "je m'en tape", et qui ici a mille significations, presque toutes obscures encore à nos yeux...

A Dehli, nous sommes bien installés, devant l'entrée du restau du Claridge, quartier des ambassades, très calme, même si nous sommes en bord de route et si le resto en question aime beaucoup la salsa. Xtophe a des tonnes d'amis autour, le marchand de lait est en face, celui d'eau minérale passe tous les jours, nous profitons du centre culturel de l'ambassade de France qui est à deux pas pour nous connecter à moindre frais, bouquiner pour les enfants, et rencontrer des étudiants indiens aussi ravis d'échanger avec nous que nous avec eux. Nous avons quelques formalités administratives en cours et visitons la ville, en rickshaw et à pieds. D'ailleurs, on nous prend pour des fous à tant marcher.

Il faut savoir que de toute manière, lorsqu'on voyage, on est toujours le toqué de quelqu'un d'autre.

lundi 12 novembre 2007

Au pays des fous les Toqués sont rois !


Devinez ce que nos enfants, amis des animaux, ont vu avec émerveillement tout à l'heure dans la rue ?...

... une licorne !!!


Ils étaient si heureux. C'était la première de leur vie.

Certes elle se dispute les tas d'ordures avec les cochons, chèvres, écureuils et autres, mais on sait tous que l'or naît souvent de la boue, surtout chez nous.


Bêtement plus terre à terre, bien que sans fil et magique pour moi, sachez que pour nos quelques mois indiens, nous avons un numéro de téléphone auquel vous pouvez nous joindre, sans que ça ne nous coûte rien (et ce qui vous coûtera sans doute à vous le prix d'une licorne). Pour les sms, continuez sur celui de Xtophe, c'est toujours aussi peu cher pour tous.

Avant de sauter sur votre appareil, n'oubliez pas, d'abord de vous renseigner sur le cours de la licorne, puis de faire un bref calcul : nous avons 4h30 d'avance sur vous et si nous ne parvenons toujours pas à nous lever tôt le matin malgré toutes nos résolutions, nous nous couchons avec les licornes. (Il faut dire qu'en plus de notre épopée pakistanaise qui nous a volé quelques heures de sommeil, Diwali, ici, c'est le bouquet final du 15 août, toute la nuit, pendant trois nuits. Sans parler des processions religieuses très chantantes, dansantes et musicales, de 5h à 7h tous les matins. De quoi regretter le temps des muezzins...)


+91 98 78 76 86 45


Nous continuons à prendre nos marques en Inde, profitant de cette pause Pendjabique ou -ienne pour effectuer quelques démarches : assurance, remplissage de bouteille de gaz, descente du sac de linge sale, recherche du bateau pour notre traversée entre l'Inde et la Malaisie et autres réjouissances. Nous travaillons aussi sur notre itinéraire indien ce qui est compliqué car dans notre nouvel espace-temps féérique, 2 mois pour visiter ce pays immense, c'est très très peu et il nous faut faire des choix.

Je vous jure, la vie est dure parfois au pays des merveilles toquées...

samedi 10 novembre 2007

Les Toqués et le Temple d'Or


On connaissait les Cités d'Or, le Temple du Soleil, ce matin nous nous sommes extasiés face au Temple d'Or, lieu de culte des Sikhs, incroyable ville sainte dans la ville.

Les indiens, eux, se sont extasiés face à nous et nos enfants qu'ils trouvent incroyablement beaux. Ils sont bien ces gens...


C'est ici que nous avons eu une pensée particulière pour notre voyageur qu'était Oncle Jacques, et pour toute la famille. Nous sommes loin, c'est un peu dur aujourd'hui, mais nous pensons fort à vous.

vendredi 9 novembre 2007

Les Toqués s'exportent


Enfin, surtout Christophe le Toq.


Hier, c'est d'une supérette, non loin de la propriété dans laquelle nous campons, que j'ai pu enfin me connecter à internet. Avant de réaliser aujourd'hui que c'est possible dans notre hôtel-camping, mais nous ne sommes plus habitués à la simplicité.

Donc pendant que je tentais d'envoyer mes tartines à Nathalie tout en conversant avec le charmant directeur du magasin, le Jedi, toujour d'attaque, surveillait les enfants et nos courses sur le trottoir devant la vitrine. Au bout d'un moment je le vois très occupé, tout un attroupement s'était formé autour de lui, et ne semblait plus s'intéresser à nos enfants mais à mon époux. Une fois n'est pas coutume.

En fait, il y avait depuis un moment, une femme, très très jolie, qui s'était assise à côté d'eux devant ce magasin, pour allaiter son bébé. Le père de l'enfant est venu voir Xtophe en lui disant : "Mon bébé a trois mois, il lui faut un prénom, je voudrais que ce soit vous qui le choisissiez." Mon pauvre mari un peu héberlué, et peu habitué à choisir un prénom d'enfant sans moi, lui propose alors celui de notre fils aîné. Mais l'homme le trouve un peu féminin (le prénom et le fils avec ses cheveux longs je pense). Il insiste alors auprès de mon tendre époux qu'il devait trouver, pour le coup, très à son goût : "nonon je veux lui donner votre prénom". Christophe lui a donc écrit son prénom sur un papier, le leur a bien prononcé, et ce couple indien, d'Amristar est reparti, à la veille de Diwali, avec leur petit Christophe dans les bras.


Alors tonton Cristobal, ça te fait pas rêver ça aussi ?