Suivez nos nouvelles aventures sur http://lestoquesperdentlenord.blogspot.com

mardi 18 mars 2008

Toqués complexés et décomplexifiés


Dans notre vieille Europe, tout semble compliqué. Emmener les enfants à l'école, s'occuper de tous les trajets footdansemusiquescoutsdessinanglaisthéâtrepelotejudo est un vrai casse-tête pour le parent français moyen alors qu'au Cambodge, c'est simple : les écoliers parcourent des kilomètres le plus souvent à deux par vélo. Mais je vous rassure, ils vont plus vite au retour qu'à l'aller, c'est international bizarrement.
Chez nous l'arrivée du troisième enfant, voire du 4ème ou plus (je dois penser à toutes les catégories de mon lectorat) donne lieu à de longues réflexions sur le véhicule nécessaire (pour pouvoir ensuite faire tous ces passionnants trajets dont je vous parlais). Que de complications. Une bonne petite moto ou un scooter suffisent puisqu'on y entre facilement à 5, et plus s'il n'y a qu'un seul adulte.
Cosi, maxi-cosi, nacelle, étude des crash test, de la poussette, les nouveaux-parents connaissent la chanson, mais pourquoi ? Un panier de vélo ou de moto un peu rembourré fait parfaitement l'affaire s'il n'y a pas de passager pour le porter dans les bras.
On s'arrache aussi les cheveux, dans nos contrées, pour savoir qui va s'occuper de nos chères têtes blondes, on jongle entre nounous baby-sitters amies et grands-parents. Au Cambodge, tout enfant de plus de 1m (difficile de juger de l'âge), porte systématiquement un bébé ou un plus petit dans les bras et il s'en occupe comme un chef.
Autre tradition bien de chez nous : la virée chez Ikéa, source de joie mêlée d'angoisse. Comment allons-nous transporter l'armoire Kasprung ref.43T678 en bleu océan d'automne et les 6 verres Sprüngli incassables (pour compléter le service puisqu'on a cassé tous les précédents) ains que la housse de couette "Nounours en folie vert anis" (qui n'est même pas à la bonne taille mais tant pis elle est si jolie) pour compléter la déco de la chambre du petit dernier plus le milliard de petites choses indisnutiles qu'on y trouve toujours ? On appelle Kiloutou et on loue un Van ? Ou peut-être que si on emprunte le monospace de Marie-Machine qui a 5 enfants, en enlevant les maxi-cosi et sièges-auto (et les miettes de BN), ça rentrera vraiment ? Mais je me demande si justement dimanche ce n'est pas la compétition de judo-danse d'Hortense, ils risquent avoir besoin de leur cathomobile, ils y vont toujours en famille... Là encore, au Cambodge, une motobylette et le tour est joué (cf photos).
Transporter des armoires, un cochon vivant (ou mort), quelques poules, des paniers, des bidons, des bouteilles, des poubelles, un restaurant, une buvette ? Une moto, un vélo et le tour est joué. Ouvrir une laverie, un salon de coiffure, une boulangerie, une librairie ? Une moto, un vélo, et le tour est joué.

Les cambodgiens, comme beaucoup de leurs voisins, n'ont peur de rien, ils sont courageux, débrouillards et gardent toujours le sourire. Et pourtant leur histoire et leurs histoires sont édifiantes. Et si le pays est sorti de la guerre, il est loin d'être tiré d'affaire.
A chacun de nos bivouacs, nous repérons les enfants à qui nous allons confier nos ordures (et quelques victuailles tant qu'à faire). Ils passent matin et soir, sur des vélos mille fois trop grands et trop lourds pour eux, équipés de grands sacs et récoltent bouteilles, plastiques, cannettes et autres. A Siem Reap mon chouchou avait 12 ans. Crasseux à souhait, il en paraissait 5 et n'arrivait même pas à esquisser un sourire... Le dernier jour nous avions fait un grand ménage et avons pu lui donner des tonnes de choses et des biscuits. Ce jour-là, et pourtant on a dû l'aider à relever son vélo devenu trop lourd, il a souri. Et moi j'ai sangloté comme une grosse madeleine nantie en regardant mes enfants insouciants, trop nourris et propres (pas trop), râlant (trop) devant leurs devoirs parce qu'ils voulaient aller visiter les temples ou se baigner dans la piscine.
Ici à Phnom Pehn (où nous logeons dans la rue devant l'ambassade britannique messieurs-dames) notre chauffeur de Tuk-tuk est militaire en réalité. Son salaire est de 25 US dollars par mois (16 euros). Comme ça suffit juste pour acheter le riz, après le boulot il est chauffeur de Tuk tuk. Et puis s'il a une grosse course (pour la journée, nous le payons 15 dollars), ce n'est pas compliqué, il appelle son chef, il lui suffira de lui reverser une partie de cette somme et il a le droit de sécher le travail... ils sont conciliants et gentils dans l'armée cambodgienne n'est-ce pas ?
Nous rencontrons aussi de nombreux francophones, parlant un excellent français, et pourtant pour les plus vieux d'entre eux, ils ont dû, pendant la période des kmehrs rouges, oublier le français et toutes leurs connaissances, "oublier tout mon savoir, pour garder la vie" nous a confié un homme rencontré à Chlong dans le Temple où nous dormions.

Heureusement qu'ils sont débrouillards et souriants ces cambodgiens et que finalement quand on a rien, rien ne semble compliqué...

vendredi 14 mars 2008

Pays d'élection



free music


Un dimanche, à Bangkok, nous avons voulu aller acheter quelques bières pour fêter la fin de la semaine, les bricolages du jour, les rencontres du mois, le campement de rêve, l'amour l'amitié la joie, bref nous offrir un apéro bien mérité.
Et là, dans tous les magasins de Sukhumvit Soi4, blindée de bars à hôtesses (et la nuit, elles dansent en string phosporescents avec des numéros affichés sur la poitrine... mais dans la journée, elles sont en uniforme d'écolières, et elles tricotent et fond du crochet devant les bars, c'est vraiment touchant en fait...)donc dans toutes les épiceries et les Seven-Eleven (aussi nombreux quasiment que les bars à hôtesses), les vitrines de bières étaient condamnées, et on nous annonçait très fermement qu'on ne vendait pas d'alcool ce jour-là.
Passée la première surprise nous nous sommes renseignés : il y a vait des élections ce jour-là, et les jours d'élection, en Thailande, la vente d'alcool est interdite !

Et là, l'illumination pour moi.
C'est peut-être ce que nous aurions dû faire, ce que nous devrions faire...

Tout ça pour dire qu'en approchant de ce second tour des municipales, on pense fort à tous nos amis et nos proches engagés sur des listes. Que votre travail et vos convictions soient récompensés et que le peuple aviné reste lucide.

Vive la République, vive la France !

jeudi 13 mars 2008

Angkor des Toqués


Comme pas mal d'entre vous connaissent, que les autres en ont entendu parler ou connaîtront un jour, je le leur souhaite, je ne vais pas vous parler de la beauté d'Angkor, de ces temples bizarroides épousés par des arbres splendides ni de certains émerveillements au détour d'un chemin ou en haut d'un escalier abrupte. Sachez juste qu'Ulysse est en train de revoir la hiérarchie de ses sites favoris.
Je vais plutôt vous raconter ce qui nous a étonnés. Angkor ce sont quasiment 300 monuments mis à jour, sur 400km2. Mais nous on imaginait que le site principal était fermé, et accessible seulement à certains véhicules. Que nenni. Le bon côté des choses, c'est que les sites sont habités, cet espace n'est pas mis sous cloche. Le mauvais, c'est qu'il faut imaginer des bus et des bus et des bus allant d'un temple à l'autre. Il faut imaginer des groupes immenses, asiatiques pour beaucoup en descendant, souvent très jolis avec le même tee-shirt à fleurs, la même casquette rose fluo, et parfois même accompagnés de leur guide et son micro. Nous savions que le site était archi fréquenté, et c'est légitime, mais il va certainement falloir que l'état revoit un peu l'organisation et la préservation de ces merveilles. Et pour qui nous n'avions pas encore vécu le tourisme à l'asiatique, c'est un peu un choc.
Il en faut plus pour nous décourager, nous avons rusé, sommes partis un matin à 5h, pour la plus grande joie de tous, sommes arrivés les premiers, dans la nuit noire (après avoir déplacé la barrière de la police qui nous gênait sur la route), dans ce temple merveilleux envahi d'arbres, quelle impression extraordinaire quand on se retrouve, lampe à la main, arrivant dans ce lieu féérique au milieu des bruits des animaux. Et quelle lumière le matin... Et puis les autres jours on doit dire qu'on a plutôt eu de la chance, parce qu'il suffit de tomber entre deux groupes sur un site pour y être seuls. Et surtout, je n'ose vous le dire, mais on a une semaine ici nous, alors on prend notre temps et quand on sature, on rentre dans notre campement de luxe.
Je ne peux pas vraiment vous parler du Cambodge, Siem Reap n'est pas le Cambodge c'est sûr. Mais les cambodgiens n'ont rien à envier aux Thai point de vue sourire et beauté des femmes et des enfants. En revanche, il est évident qu'on en revient à une grande pauvreté et à ce sujet, la frontière Thailande/Cambodge est très éloquente, sans parler de la route qui s'ensuit, volontairement entretenue dans un état pourri par les autorités, afin de faire fonctionner l'aéroport de Siem Reap. Les enfants sont partout ici (presque aussi nombreux que les hamacs) et sont irrésistibles, nous avons déjà nos petits habitués pour qui nous réservons nos déchets recyclables et à qui nous offrons petit déj ou goûter. Gaspard est très doué et les aide (à fouiller les poubelles et à manger.
On est bien au Cambodge, on y reste encore une semaine mais on doit dire qu'on a déjà les yeux bien tournés vers le Vietnam et les retrouvailles familiales qui approchent à grands pas...

edit : merci Jean-François de m'avoir aidée à rendre cette photo si belle, à moi l'écriture, à toi la photo...

vendredi 7 mars 2008

Nos amis, nos amours, nos emmerdes


Au cours de l'Odyssée, plus que les paysages ou les sites, ce sont les rencontres qui nous marquent et nous enchantent.
Ces derniers temps elles sont très riches.
Il y a nos lost satellites allemands avec qui nous avons lié des liens vraiment très forts, et Marc et son beau camion avec qui nous poursuivons la route.
Et puis il y a tous ceux qui nous ouvrent leur porte. Stéphane, le fils de la cousine d'une cousine de ma grand-mère, tout simplement, jamais rencontré, qui nous avait aidé lors de nos recherches de bateaux et qui nous a reçus chez lui à Bangkok, nous offrant un dîner royal et une compagnie des plus agréables.
Il y a Philippe, l'ami tourangeau pas vu depuis des siècles et qui a retardé son départ dans le Nord en famille pour passer une soirée avec nous, nous offrir une bonne douche, de bons dessins animés, et des heures de discussion. Rachel et moi nous sommes même offert une coupe de cheveux thai à côté de chez lui, jamais nos cheveux ont été si lisses et brillants, de la magie à petit prix, avec le sourire de la coiffeuse en prime(pardon Juanito, promis on ne t'oublie pas hein).
Philippe que nous avons planté parce que parmi nos petits amours il y en a un qui avait visiblement, alors que nous avions quitté le centre de Bangkok pour filer au Cambodge, besoin d'un arrachage de dent. Bien sûr juste quelques jours avant l'expiration de notre visa. Ni une ni deux, face à sa douleur, à l'aspect étrange-dégueu de son chicot, au conseil du pédiatre des stars, j'ai téléphoné à Cathy.
Cathy, nous l'avions croisée quelques heures avant notre départ de Bangkok-centre. Elle rentrait de l'école avec ses 3 enfants puisqu'elle vit à deux pas de notre impasse préférée, elle regrettait tellement notre départ, et nous aussi. On a juste eu le temps d'échanger nos coordonnées, au cas où...
Elle m'a conseillé pour le dentiste, a libéré sa journée, et nous attendait de pied ferme. Elle nous a reçus dans son appart au milieu des nuages de Bangkok. Elle nous a régalés, nourris, gâtés, a lavé notre linge, a gardé les enfants qui ont en une seconde trouvé un milliard de terrains d'entente et de bêtises avec les nôtres, de même que nous avons l'impression de la connaître elle aussi depuis longtemps. Cette journée qui aurait dû être un peu galère a été un régal.
Du coup on avait un peu envie de rester une journée de plus pour rencontrer son mari qui est en déplacement et pour profiter de leur compagnie. Et c'est ce que nous faisons, grâce à notre indic Marc, qui a démêlé les complications de passage de frontière en avant-première ce qui nous permet d'aller quasiment au bout de notre visa sans inquiétude.
Il faut en plus de tout cela imaginer les employées de l'école voisine qui viennent chercher notre petit amour édenté pour lui offrir mille sucreries, qui nous proposent d'utiliser leurs douches, les petits français du quatier qui passent leurs soirées à jouer avec les enfants et les invitent à dîner, les recycleurs de poubelle qui apprennent le français grâce à Gaspard et crient "tortue !" quand ils le voient.

Comme quoi les emmerdes de nos amours nous amènent des amis...

Il va falloir lever le camp demain, nous regretterons un peu la Thailande, mais beaucoup les thais et leur sourire - que nous rappellera encore pendant quelques années celui de notre Gascadeur - et surtout nos amis Bangkokais (bangkokois ? Bangkokos ?).
Mais vous savez quoi ?...

..Nous reviendrons !

lundi 3 mars 2008

De la souris verte à Jean Tardieu en passant par Bangkok


Bangkok, on adore.
C'est énorme, immense, fou, on y trouve tout ce qu'on veut et les toqués en tous genres y trouvent des coins tranquilles pour installer leur camp, c'est parfait.
Certes il y a les chauffeurs de taxi (roses pour la plupart !), qui parfois refusent de vous prendre parce qu'il y a des embouteillages, ou que c'est trop loin, ou qu'ils n'ont pas envie, ou qui vous conseillent de prendre un bateau ou un métro. Mais il y a les tuk-tuk qui sont les meilleurs manèges du monde, garants de sensations fortes, mieux que tous les jeux vidéo, pour le plus grand plaisir des enfants. Il y a des centres commerciaux immenses, remplis d'informatique, de téléphones portables, de technologies qui ravissent le grand Toqué, et puis des marchés des quartiers entiers pleins de magasins de poissons séchés, d'animaux séchés et trucs bizarres pour la médecine chinoise, de bondieuseries pas très catholiques, de babioles, fleurs, jouets, gadgets, stickers, bijoux, qui font tourner la tête des petits toqués et de la toquée en chef. Il y a aussi tous ces marchands ambulants de brochettes, de riz, de fruits, de glaces, de légumes très épicés, de guirlandes de fleurs, tous ces petits restaurants de rue où on se régale de plats dont on ne sait pas toujours le nom, pleins d'épices et d'herbes et de verdures, pour la plus grande joie de notre souris verte, qui devrait peut-être arrêter la verdure si elle veut un jour commencer à perdre ses dents de lait.
Surtout maintenant qu'elle se fait griller par son petit frère.
Et oui, Gaspard a décidé de s'offrir un nouveau sourire. En courant, puisque de toute manière il ne sait pas marcher, il est tombé et a réussi à abîmer une de ses dents, et à se casser magnifiquement l'autre. Il a été soigné dans une magnifique clinique par une douce et très efficace dentiste et surtout chouchouté par une armada d'assistantes toutes plus charmantes les unes que les autres.
Et maintenant on attend que le petit morceau tombe et la petite souris pourra repasser puisqu'elle est déjà venue à Bangkok pour ce dadais d'Ulysse qui perd lentement mais sûrement ses dents de bébé.
Ce matin d'ailleurs, pour terminer sa dernière évaluation de français, il a choisi d'apprendre une poésie de Jean Tardieu, le hasard fait bien les choses au pays des Toqués :


Conversation

Comment ça va sur la terre ?
- ça va ça va, ça va bien.

Les petits chiens sont-ils prospères ?
- Mon Dieu oui merci bien.

Et les nuages ?
- ça flotte.

Et les volcans ?
- ça mijote

Et les fleuves ?
- ça s'écoule.

Et le temps ?
- ça déroule.

Et votre âme ?
- Elle est malade
le printemps était trop vert
elle a mangé trop de salade.

mercredi 27 février 2008

Sea, sex and sun



J'avoue qu'en voyageant avec nos amis allemand et surtout Katya, j'ai, ces derniers temps, essentiellement profite de l'aubaine d'avoir un commere et que j'ai un peu delaisse les ecrits, mais me revoici chers amis puisque ma commere son mari et leur fille vont repartir demain. Nous allons les regretter et cherchons une solution pour kidnapper leur petite Ronja qui s'integre si bien a notre famille de toques et que les enfants revent de garder avec nous.

On garde tout de meme Marc l'overlander, (moins petit mais tout aussi mignon en maillot de bain) qui poursuit la route avec nous jusqu'au Vietnam.

Ces derniers temps, nous avons joue aux Robinsons avec nos coverlanders. L'avantage lorsqu'on est plusieurs c'est qu'on peut reellement s'isoler sans crainte.

Pourtant il s'en est fallu de peu encore pour que nous ne soyions definitivement horrifies par le sud de la Thailande, Nous avons passe quelques heures a Hua-Hin et ces villes touristiques faites de buildings enormes, pleines de toutes les enseignes europeennes ou americaines, et pleines d'europeens ou d'americains qui se permettent de se promener en ville en maillot de bain ou dans des tenues qui mettent en valeur leurs bourrelets et leurs coups de soleil, c'est terrible.

Mais le pire, nous le voyons encore plus a Bangkok, ce sont ces memes vieux europeens ou autres blancs/rouges, ou pas si vieux, qui emplissent les bars, quartiers chauds et que l'on croise partout en fait et qui viennent combler leurs miseres affectives aupres des jeunes thais. c'est frappant et ca me met tres mal a l'aise. Certes il s'agit d'adultes et tous y trouvent peut-etre d'une certaine maniere leur compte, se sortant mutuellement de leurs miseres mais je ne peux accepter cela. J'ai un peu honte et puis beuuuuurrrrkkkkk. Elles sont si jolies et jeunes et ils sont generalement si vilains et vieux.

Ce n'est une revelation pour personne, mais vraiment ca choque la Toquee-Candide qui voudrait tant que tout soit pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Donc nous avons conserve un peu notre innocence de bons sauvages et joue les Robinsons de luxe, avec jouets de plage, grillades au feu de bois, et delicieuses choses a manger toujours faciles a degotter puisqu'en Thailande comme partout depuis l'Inde, ou que noous soyons, il y a un marchand ambulant qui passe avec sa moto et tout son attirail.

Et une fois que tout ce petit monde a ete rassasie de liberte, de coquillages, de baignades et que le Toqcar a ete bien rempli de sable et de coquillages aussi mais vide de gaz, d'eau et de vivres, nous avons file ajouter quelques toques a la cite des anges.



Et puis juste pour le plaisir : une petite interrogation etymologique de ma toquee de fille hier soir : "pourquoi crois-tu que les fraises s'appellent fraises ?" je me lance alors dans une grande explication (brillante) de semiotique vulgarisee et elle m'interrompt : "tu ne crois pas que c'est plutot a cause des fesses ? Une fraise ressemble a des fesses alors on a cherche un mot qui s'en rapproche...".
Je suis rassuree, il reste de jolies histoires de fesses dans le meilleur des mondes.


PS : nouvelles photos en ligne (attention un nouvel album a la date du 03/02) et bonne nouvelle : j'ai retrouve mon appareil-photo perdu et qui etait finalement dans la voiture de nos co-robinsons, donc je vais pouvoir de nouveau vous abreuver, vous noyer d'images d'Uysse Rachel et Gaspard dans le monde.

jeudi 21 février 2008

Chinetoqués




Je vous l'ai déjà dit et vous le savez fort bien pour certains, les passages de frontières sont parfois un vrai casse-tête, chaque pays a ses propres règles, qui peuvent changer très souvent, les frontières s'ouvrent se ferment, les formalités varient au gré... d'on ne sait trop quoi ni qui. Si on y pense, c'est un peu triste...
Alors il faut prendre une multitude d'informations, les plus récentes possibles, et puis aussi faire confiance à... on ne sait trop quoi ni qui mais rester optimiste. Nous c'est ce qu'on fait de mieux, ça tombe bien.
Nous savions depuis le début que l'entrée au Vietnam pourrait être folklorique, et comme vous l'avez peut-être compris nous devons y entrer puisque nous y avons rendez-vous avec mes parents, un de mes frères, sa douce épouse et un de leurs fils. Autant vous dire d'ailleurs qu'on commence tous à compter les jours et que ce séjour risque ne pas être triste... Mais nous savons aussi qu'il y a pas mal d'overlanders là-bas, c'est donc qu'on y entre. Sentant l'échéance prochaine, nous avons commencé à récolter des infos fraîches. Il vous faut imaginer les sms internationaux et les mails par milliers. Un ami nous a aiguillés sur un autre voyageur aguerri, qui lui-même nous a conseillé de contacter un couple français, actuellement au Vietnam. Ce couple nous a expliqué comment ils étaient entrés par le Cambodge, ce que nous comptons faire, nous détaillant toutes les démarches qu'ils ont dû effectuer. Ils nous ont aussi donné les coordonnées d'autres français qui eux, ont dû entrer via le Laos, ce que nous ferons si jamais la première frontière nous fermait les barbelés au nez. Une mine de renseignements pour nous.
Et puis... et puis Alain et Marcelle nous ont ensuite expliqué qu'ils souhaitaient faire le même trajet que nous pour leur retour en Europe, qu'ils cherchaient eux aussi une solution maritime entre Hanoi et Vladivostok, mais qu'ils avaient fait d'autres recherches et trouvé une solution très intéressante sur le plan financier mais aussi sur le plan géographique, culturel. Il leur manquait juste un second véhicule et ils nous ont proposé de nous joindre à eux.
Il s'agit tout simplement de se rendre au Laos, après le Vietnam, ce qui est déjà enthousiasmant. Et puis... de traverser la Chine jusqu'en Mongolie.
La Chine
La Chine...
La Chine !
LA CHINE !!!!!!!
On va en Chine !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
(Désolée Gabriel on n'y arrivera pas à pieds)

C'était inespéré tout simplement parce que l'entrée en Chine avec son véhicule est très chère, compliquée et que ce n'est pas un pays où on nous laisse nous ballader à notre guise. Mais c'est une agence qui organise la traversée, s'occupe de toutes les formalités (permis de conduire chinois, demandes à l'armée etc) qui nous fournit un "guide" qui reste avec nous tout le temps (voyons le bon côté des choses, on ne se perdra pas et il nous facilitera la communication, et puis espérons qu'il soit vraiment un peu "guide" et puisse nous en apprendre beaucoup sur son pays). Et comme nos futurs co-overlanders avaient fait toutes les démarches de négociations, nous n'avons plus eu qu'à envoyer une tonne de documents, qu'à payer, et le tour est joué.
Ce n'est pas la liberté totale, mais on s'en fiche, et puis en Chine, nous ne sommes pas les moins libres... On fait des économies et surtout on va en Chine avec notre Toqcar !!!!!!!!!!

Vous ne pouvez imaginer notre joie à tous. Si vous le pouvez je pense.
C'était un de nos rêves, lorsque nous avons commencé à penser l'Odyssée. Mais très vite nous avions dû renoncer.
Amis futurs voyageurs qui nous lisez (et je commence à voir à travers vos mails que vous êtes nombreux), souvenez-vous que votre itinéraire peut changer du tout au tout et surtout que rien n'est vraiment figé, ni surtout impossible.

Pour l'instant les dates ne sont pas fixées, nous partirons au mieux début mai, et du coup, sans doute devrons-nous passer plus rapidement que nous le souhaitions en Mongolie et Russie mais peu importe, cette énième (je n'ose dire dernière) surprise nous offre de nouvelles tranches de rêve. Et quelques nouvelles formalités à accomplir (juste 4 nouveaux visas à demander. Donc 20 en fait. Et c'est une vraie partie de rigolade parce qu'il y a ceux pour lesquels il faut une invitation officielle, ceux pour lesquels il faut des dates précises, ceux qui ne sont valables que trois mois après émission, ceux qui ne sont valables qu'un mois, ceux qui sont délivrés en trois jours, une semaine, deux semaines, mon excellente amie Cécile en ferait de beaux tableaux Excell je crois...).

Pour le moment nous longeons la Côte Est de la Thailande pour remonter vers Bangkok, avec nos amis allemands qui nous ont rejoints. Nous profitons des facilités et des plaisirs qu'offre la vie en communauté alliés à ceux qu'offre la Thailande, puis nous nous installerons pour une quinzaine de jours dans la capitale où nous avons déjà plusieurs rencarts.

Et puis... je ne sais pas si je vous l'ai dit... ON VA EN CHINE !